Des soldats syriens postés à la frontière et observés depuis le Liban, le 19 juin 2012. Archives AFP
Le président libanais Michel Sleiman a protesté lundi, pour la première fois dans l'histoire récente entre les deux pays voisins, contre les violations syriennes de son territoire, notamment à la frontière nord.
"Le président de la République Michel Sleimane a exprimé son mécontentement à l'égard de l'incident du franchissement de la frontière, l'explosion d'une maison dans la région du Kaa (est) et la chute d'obus à plusieurs reprises sur des villages frontaliers, notamment à la frontière nord", selon un communiqué de la présidence.
Il a "demandé au ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour de remettre à l'ambassadeur de Syrie au Liban Ali Abdel Karim Ali une lettre de protestation à l'adresse des autorités syriennes à ce sujet".
"Il a également demandé au commandement de l'armée et aux autorités concernées de coordonner (...) dans le but d'empêcher la répétition de telles violations de manière définitive".
View Larger Map La région de Kaa
C'est la première fois que Beyrouth proteste officiellement auprès de Damas, ancienne puissance de tutelle pendant 30 ans au Liban, depuis le retrait des troupes syriennes du petit pays en 2005.
Une source de sécurité a affirmé qu'à l'AFP que des "inconnus du côté syrien se sont infiltrés dimanche en territoire libanais dans la région (...) de Qaa et ont fait exploser la maison de Jamal Ghadada, à cheval entre la Syrie et le Liban, après l'avoir minée".
Les accrochages, parfois meurtriers, et les tirs d'obus quasi-quotidiens à partir de la Syrie sur le territoire libanais se sont multipliés au cours des dernières semaines à la frontière nord et est du Liban.
"Le président de la République Michel Sleimane a exprimé son mécontentement à l'égard de l'incident du franchissement de la frontière, l'explosion d'une maison dans la région du Kaa (est) et la chute d'obus à plusieurs reprises sur des villages frontaliers, notamment à la frontière nord", selon un communiqué de la présidence.
Il a "demandé au ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour de remettre à l'ambassadeur de Syrie au Liban Ali Abdel Karim Ali une lettre de protestation à l'adresse des autorités syriennes à ce sujet".
"Il a également demandé au commandement de l'armée et aux autorités...



Il est bien à noter que l'Avocat du Diable ne parle, certes pas, ni au nom du Chef de l'Etat, et ni mandaté par lui.
10 h 34, le 24 juillet 2012