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Sport - Cyclisme - Tour De France

18e étape : Cavendish... et puis tous les autres

Monumental sprint de Mark Cavendish à Brive. Le champion du monde, telle une fusée, a surclassé la concurrence. C’est la 22e victoire du Mannois sur le Tour de France, la quatrième pour l’équipe Sky dans cette édition 2012.

Marc Cavendish, la flèche britanique de la formation Sky, a remporté l’étape d’hier comme à son habitude, au sprint. Le champion du monde enregistre à Brive sa deuxième victoire du tour 2012. Pascal Pavani/AFP

Mark Cavendish est toujours là et, visiblement, il avait envie que ça se sache. Sevré de victoire depuis la deuxième étape à Tournai, contraint comme tout le monde chez Sky d’abattre sa part du boulot pour Bradley Wiggins, le champion du monde n’avait pas vraiment eu l’occasion de briller depuis. Mais hier, à Brive, il a montré à tout le monde qu’il restait, et de loin, le plus rapide du peloton en vitesse pure. Lorsque le peloton a fondu sur les derniers échappés dans les ultimes hectomètres, il a déboulé comme une flèche. Dans ce sprint, il y avait lui et les autres. Matthew Goss et Peter Sagan, qui l’accompagnent sur le podium du jour, ne l’ont aperçu que de loin dans cette dernière ligne droite.
Véritable courant d’air vivant, le Mannois s’est fait plaisir. Son sprint sentait bon la liberté retrouvée après deux semaines et demie loin des podiums. En Corrèze, on n’a pas tout à fait retrouvé le train de l’équipe Sky. Mais dans les deux derniers kilomètres, Cavendish a pu compter sur deux soutiens précieux. Bradley Wiggins, d’abord. Le maillot jaune s’est imposé un impressionnant relais qui a probablement condamné la dernière échappée. Comme il l’avait fait avec Edvald Boasson Hagen au cap d’Agde, Wiggo a voulu rendre à « Cav’ » ce que celui-ci lui a donné. Cette fois, ça a payé. Puis, après la flamme rouge, c’est « EBH » en personne qui s’est mué en poisson-pilote. Après, c’était à Cavendish de jouer, et le mot est sans doute le bon, tant il paraît avoir pris du plaisir dans cet emballage final.

À la hauteur de Darrigade et Armstrong
Avec ce deuxième succès dans cette 99e édition, Cavendish pointe désormais à la quatrième place dans l’histoire de la grande boucle, puisqu’il a obtenu à Brive sa 22e victoire d’étape. Il égale André Darrigade et Lance Armstrong. Seuls Eddy Merckx (34), Bernard Hinault (28) et André Leducq (25) restent encore devant lui. Il pourrait très bien rattraper les deux derniers d’ici à la fin du Tour 2013. Il lui reste pour ça l’étape de demain sur les Champs et l’intégralité du 100e Tour, l’an prochain. Il reste en tout cas un véritable phénomène, même si les intérêts collectifs l’ont sans doute empêché de garder sa moyenne annuelle depuis ses premiers pas sur le Tour en 2008 (cinq victoires en moyenne lors des quatre dernières éditions). Sky totalise en tout cas quatre victoires à présent, deux pour Cavendish, une pour Wiggins et une pour Froome. La surpuissante formation britannique peut même espérer en ajouter deux de plus ce week-end lors du chrono et l’étape des Champs.
La victoire de Cavendish marque donc le retour aux affaires des sprinters dans cette dernière semaine, alors que le long tracé entre Blagnac et Brive semblait de nature à sourire aux baroudeurs. Les échappés y ont cru, presque jusqu’au bout. Il y eut d’abord un groupe de huit, puis de seize coureurs, lequel s’est disloqué au fil des kilomètres. Dans le final, Jérémy Roy et Adam Hansen, présents dans ce groupe-fleuve, ont tenté leur chance. En vain. Puis ce fut au tour de Paolini et Vinokourov, avant que Roche et Sanchez ne jouent eux aussi leur carte. L’Irlandais et l’Espagnol ont été les dernières victimes de la fusée Cavendish, à moins de 200 mètres de la ligne. À l’image de sa flèche britannique, le peloton était en tout cas pressé d’arriver. Ce 18e acte a été mené à 45,2 km/h de moyenne ! Et maintenant, cap au nord. Aujourd’hui, le chrono de Chartres marquera le dernier rendez-vous des ambitieux. Mais beaucoup ont déjà la tête à Paris. Pour flâner, pour fêter ou, dans le cas du « Cav’ », pour gagner.

Contre-expertise positive pour Frank Schleck

La contre-expertise de l’échantillon B de Frank Schleck a confirmé son contrôle antidopage positif à un diurétique sur le Tour de France, a annoncé hier le coureur luxembourgeois en continuant à clamer son innocence.
« J’ai reçu le résultat de l’analyse de l’échantillon B du Laboratoire national de détection du dopage de Châtenay-Malabry. Cette contre-analyse fut positive, mais pour moi rien ne change », a déclaré Schleck dans un communiqué, trois jours après la révélation de son contrôle positif.
« Je sais que je n’ai rien fait d’illégal. Je continuerai à agir pour déterminer par quel moyen la substance interdite a pu entrer dans mon organisme. Pour le moment, nous analysons minute par minute tout ce que j’ai pu faire, manger ou boire les jours précédents ainsi que le jour même du contrôle du 14 juillet 2012 », a-t-il ajouté.
L’aîné des frères Schleck a fait l’objet d’un contrôle antidopage positif à un diurétique (Xipamide) à l’issue de la 13e étape du Tour, le 14 juillet, au cap d’Agde (Hérault).
Troisième du Tour l’an dernier, il a quitté le Tour de France mardi soir. Il occupait la 12e place du classement général après 15 étapes, à près de dix minutes du porteur du maillot jaune, le Britannique Bradley Wiggins.
Schleck a continué de plaider la thèse de l’empoisonnement ou de l’accident.
« Des spécialistes en la matière affirment que ce produit, pris dans des conditions extrêmes telles qu’une course cycliste, est dangereux et peut même être mortel. Pour cette raison, j’ai absolument besoin d’en déterminer l’origine », a-t-il affirmé.
« Dans la mesure où je n’ai rien pris d’illicite, je suppose que quelqu’un a dû m’administrer cette substance. La contamination a également pu être accidentelle ou elle a pu se produire par un phénomène qui reste actuellement inconnu », a-t-il estimé.
« Les investigations continuent. Dans la mesure où les analyses complémentaires prendront quelques jours, je communiquerai les résultats dès qu’ils me seront connus », a-t-il conclu.

Les classements

Étape
1. Mark Cavendish (G-B/SKY) les 222,5 km en 4h54’12’’
(moyenne : 45,4 km/h)
2. Matthew Goss (Aus/GEC) à 0’00’’
3. Peter Sagan (Svk/LIQ) 0’00’’
4. Luis Leon Sanchez (Esp/RAB) 0’00’’
5. Nicolas Roche (Eir/ALM) 0’00’’
6. Tyler Farrar (É-U/GRM) 0’00’’
7. Borut Bozic (Slo/AST) 0’00’’
8. Sébastien Hinault (Fra/ALM) 0’00’’
9. Daryl Impey (RsA/GEC) 0’00’’
10. Samuel Dumoulin (Fra/COF) 0’00’’
11. André Greipel (All/LTB) 0’00’’
12. Juan Jose Haedo (Arg/SAX) 0’00’’
13. Edvald Boasson Hagen (Nor/SKY) 0’00’’
14. Andreas Klöden (All/RSH) 0’00’’
15. Koen de Kort (P-B/ARG) 0’04’’
16. Luca Paolini (Ita/KAT) 0’04’’
17. Julien Simon (Fra/SAU) 0’04’’
18. Lars Bak (Dan/LTB) 0’04’’
19. Bradley Wiggins (G-B/SKY) 0’04’’
20. Marco Marcato (Ita/VAC) 0’04’’

Général
1. Bradley Wiggins (G-B/SKY) 83h22’18’’
2. Chris Froome (G-B/SKY) à 2’05’’
3. Vincenzo Nibali (Ita/LIQ) 2’41’’
4. Jürgen Van den Broeck (Bel/LTB) 5’53’’
5. Tejay Van Garderen (É-U/BMC) 8’30’’
6. Cadel Evans (Aus/BMC) 9’57’’
7. Haimar Zubeldia (Esp/RSH) 10’11’’
8. Pierre Rolland (Fra/EUC) 10’17’’
9. Janez Brajkovic (Slo/AST) 11’00’’
10. Thibaut Pinot (Fra/FDJ) 11’46’’
11. Nicolas Roche (Eir/ALM) 12’54’’
12. Andreas Klöden (All/RSH) 14’05’’
13. Chris Horner (ÉU/RSH) 14’22’’
14. Chris Anker Sörensen (Dan/SAX) 18’46’’
15. Denis Menchov (Rus/KAT) 22’54’’
16. Maxime Monfort (Bel/RSH) 24’24’’
17. Egoi Martinez (Esp/EUS) 25’32’’
18. Rui Costa (Por/MOV) 29’51’’
19. Eduard Vorganov (Rus/KAT) 33’07’’
20. Alejandro Valverde (Esp/MOV) 33’50’’.
Mark Cavendish est toujours là et, visiblement, il avait envie que ça se sache. Sevré de victoire depuis la deuxième étape à Tournai, contraint comme tout le monde chez Sky d’abattre sa part du boulot pour Bradley Wiggins, le champion du monde n’avait pas vraiment eu l’occasion de briller depuis. Mais hier, à Brive, il a montré à tout le monde qu’il restait, et de loin, le plus rapide du peloton en vitesse pure. Lorsque le peloton a fondu sur les derniers échappés dans les ultimes hectomètres, il a déboulé comme une flèche. Dans ce sprint, il y avait lui et les autres. Matthew Goss et Peter Sagan, qui l’accompagnent sur le podium du jour, ne l’ont aperçu que de loin dans cette dernière ligne droite.Véritable courant d’air vivant, le Mannois s’est fait plaisir. Son sprint sentait bon la liberté...
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