Le second cri d’alarme de Kamal Hayek en 48 heures. Photo Dalati et Norhra
« La situation à l’office a échappé à tout contrôle, a mis en garde M. Hayek, en particulier dans la salle des clients, mettant en danger les fonds publics qui s’élèvent à environ 3 milliards de livres et des documents irremplaçables, du fait que cette salle demeure ouverte aux quatre vents jour et nuit. »
Prenant le ministre à témoin, M. Hayek a dégagé sa responsabilité « de toutes les factures et de tous les fonds qui pourraient se perdre », sans mettre en cause la probité des grévistes eux-
mêmes, mais en affirmant que l’état d’abandon des locaux pourrait inciter des personnes malveillantes à s’infiltrer à l’office.
Le sit-in des grévistes a dépassé les bornes d’un simple mouvement de contestation sociale et s’est transformé en véritable entrave à un service public, a fait valoir le PDG de l’EDL, approuvé en cela par le ministre de la Justice, Chakib Cortbawi, qui a affirmé hier qu’à ce titre, « des poursuites judiciaires auraient déjà dû être lancées depuis longtemps ».
Le ministre de l’Intérieur, dont relèvent les mesures de rétablissement de l’ordre, a annoncé qu’il apportera sa réponse à la demande de M. Hayek dans un délai de 48 heures, que ce dernier a accepté. Ce dernier a redit, pour finir, qu’il n’aurait pas lancé sa menace de lock-out s’il n’avait pas eu le sentiment, avec tous les membres de son équipe, que « l’EDL est au bord du gouffre ».
M. Charbel a déclaré pour sa part à L’Orient-Le Jour qu’il allait en parler aujourd’hui en Conseil des ministres et demander la formation d’une commission ministérielle quadripartite pour régler cette affaire. Outre les ministres de l’Intérieur et de la Justice, la commission comprendrait deux ministres appartenant l’un au Hezbollah, l’autre au mouvement Amal, mouvements politiques dont les journaliers de l’EDL tirent l’appui politique nécessaire à leur mouvement. Ce faisant, M. Charbel espère mettre ces deux mouvements politiques au pied du mur.
Sur un autre plan, les Forces libanaises ont démenti avoir participé au mouvement de contestation organisé lundi soir par des partisans du CPL devant les bureaux de l’office, au cours duquel de brèves échauffourées avaient opposé contestataires et manifestants aounistes. Des médias proches du 8 Mars l’avaient avancé par mégarde.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Nous sommes en droit après tant d'années de n'importe quoi et de pénurie...de nous posez une bonne question pour ne pas rester dans le noir...la MAFIA des générateurs ....financerait elle par le plus grand des hasards les corrompus de l' EDL? pour que le bifteck ne leurs échappe pas ??? si je suis naïf par avance excusez moi...
04 h 14, le 18 juillet 2012