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À La Une - Proche-Orient

Clinton pour une concertation israélo-américaine face au printemps arabe

L’Égypte, la paix et l’Iran au menu des entretiens entre la secrétaire d’État US et Netanyahu.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a jugé primordial hier de préserver le traité de paix de 1979 avec l’Égypte lors d’un entretien avec la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, arrivée dimanche soir d’Égypte où elle a rencontré le nouveau président, l’islamiste Mohammad Morsi. « Je suis impatient de connaître vos impressions sur l’Égypte, ce pays qui a été l’ancre de la paix », a affirmé M. Netanyahu à son hôte. « Maintenir le traité de paix (avec l’Égypte) est quelque chose de primordial dans nos esprits, et j’apprécie vos efforts » en ce sens, a-t-il poursuivi.
Les discussions ont également porté sur la paix au Proche-Orient, l’Iran, ainsi que les négociations avec les Palestiniens, au point mort depuis près de deux ans. « Nous devons déployer tous les efforts possibles pour préserver le calme et voir si nous pouvons aller de l’avant », a assuré M. Netanyahu. Les dirigeants palestiniens exigent pour reprendre les pourparlers qu’Israël cesse la colonisation des territoires occupés depuis 1967 et accepte les frontières d’avant 1967 comme base de discussions. Mais l’État hébreu rejette ces revendications et dit vouloir des négociations « sans condition préalable ».
« En troisième lieu, nous devons poursuivre notre commun effort pour empêcher que l’Iran parvienne à réaliser son ambition de se doter de l’arme nucléaire », a encore dit M. Netanyahu. Israël, que beaucoup estiment être le seul pays au Moyen-Orient à disposer d’armes nucléaires, a souvent clairement laissé entendre qu’elle pourrait frapper elle-même l’Iran si la voie diplomatique échouait. Évoquant « une période de changements sans précédent et beaucoup de défis » au Proche-Orient, Mme Clinton lui a répondu que les États-Unis entendaient « continuer à se concerter étroitement avec Israël, comme nous le faisons sur une base quasi quotidienne au niveau de nos deux gouvernements ». Il s’agit « de tracer le meilleur chemin pour avancer vers la paix et la stabilité en Israël, aux États-Unis, dans la région et dans le monde », a-t-elle ajouté.
Dans la journée, durant ses rencontres notamment avec le président Shimon Peres, son homologue Avigdor Lieberman et le ministre de la Défense, Mme Clinton a appelé les dirigeants israéliens à la concertation pour que les deux pays se montrent à la hauteur des « défis » et des « opportunités » entraînés par les bouleversements au Moyen-Orient. « C’est une période d’incertitude, mais aussi un moment où se présentent des occasions. Nous avons la possibilité de faire avancer nos objectifs communs en matière de sécurité, de stabilité, de paix et de démocratie », a-t-elle plaidé à l’issue d’une rencontre avec M. Peres. « C’est dans ces moments-là que des amis comme nous doivent penser ensemble, agir ensemble », a-t-elle ajouté. « Nous sommes appelés à être intelligents, créatifs et courageux », a insisté la chef de la diplomatie américaine, apparemment en allusion aux inquiétudes d’Israël face à l’ébranlement des régimes autoritaires dans les pays voisins.
« Nous apprécions beaucoup le fait qu’immédiatement après l’Égypte, vous soyez venue chez nous avec vos dernières impressions car pour nous, ainsi que pour les États-Unis, l’Égypte est un pays-clé au Moyen-Orient et beaucoup dépend d’elle et un peu de nous aussi pour continuer notre grande marche vers la paix », a affirmé M. Pérès de son côté, ajoutant que l’accord de paix israélo-égyptien de 1979 « a permis d’épargner des centaines de milliers de vies ». Sur la question du programme nucléaire de Téhéran, M. Peres a déclaré qu’il existait « un accord dans le monde pour considérer l’Iran, non pas le peuple iranien, mais le gouvernement iranien, doté de bombes nucléaires et poursuivant une politique terroriste, comme un danger pour tous ».
Dans l’après-midi, Mme Clinton a aussi rencontré à Jérusalem le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, mais ces entretiens n’ont donné lieu à aucun commentaire dans l’immédiat. Elle s’était déjà entretenue avec le président palestinien Mahmoud Abbas le 6 juillet à Paris.
Après sa visite à Jérusalem, dernière étape d’une tournée mondiale de 13 jours dans neuf pays, Mme Clinton devait repartir tard hier soir pour Washington.

(Source : agences)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a jugé primordial hier de préserver le traité de paix de 1979 avec l’Égypte lors d’un entretien avec la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, arrivée dimanche soir d’Égypte où elle a rencontré le nouveau président, l’islamiste Mohammad Morsi. « Je suis impatient de connaître vos impressions sur l’Égypte, ce pays qui a été l’ancre de la paix », a affirmé M. Netanyahu à son hôte. « Maintenir le traité de paix (avec l’Égypte) est quelque chose de primordial dans nos esprits, et j’apprécie vos efforts » en ce sens, a-t-il poursuivi.Les discussions ont également porté sur la paix au Proche-Orient, l’Iran, ainsi que les négociations avec les Palestiniens, au point mort depuis près de deux ans. « Nous devons déployer tous les...
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