Fatfat : « Toute ingérence extérieure n’est pas dans l’intérêt de la nation. »
Prenant la parole, M. Samad a passé en revue l’historique des relations libano-syriennes depuis le début des années soixante-dix jusqu’à la date du retrait de l’armée syrienne, en 2005, après l’assassinat de Rafic Hariri.
M. Samad a évoqué « l’hégémonie sécuritaire syrienne sur la vie politique libanaise et sur tous les secteurs de la vie, notamment aux plans économique et social ». Il s’est enfin arrêté à la révolution syrienne qui, a-t-il dit, « aura indiscutablement un impact positif non seulement au Liban, mais également sur l’ensemble de la région arabe ».
Prenant à son tour la parole, M. Fatfat a dressé un exposé détaillé des relations bilatérales à la lumière de la tutelle imposée au Liban pendant plus de trente ans jusqu’à ce que l’armée syrienne se retire du pays.
« Quelques années plus tard, la révolution glorieuse a commencé (en Syrie). Ceci est un signe clair de l’éveil syrien », a-t-il souligné.
Et de se demander qui pourra « contribuer à l’éveil politique des Libanais, de manière à les empêcher de se refugier dans le cadre de groupuscules confessionnels ». D’où l’importance de préserver le slogan du « Liban d’abord » que brandit le courant du Futur, a ajouté M. Fatfat, soulignant que le pays et ses intérêts doivent passer en premier.
« Nous devons tous réaliser que c’est de notre propre expérience qu’il faut tirer les leçons et non des autres. Toute ingérence extérieure n’est pas dans l’intérêt de la nation, mais seulement de l’État qui s’immisce dans nos affaires », a précisé M. Fatfat.
Et d’ajouter : « Nous accédons à une nouvelle période avec la révolution syrienne après la chute du régime, qui est déjà tombé politiquement et qui ne persiste que par la force des armes. »
Selon lui, l’édification d’un nouveau régime en Syrie requiert de nous, en tant que Libanais, « de reformuler nos idées politiques et de revoir nos relations les uns avec les autres, par le biais de l’application de Taëf ». « S’il reste des lacunes, on pourra alors œuvrer à les combler », a-t-il conclu.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine