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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Huit et demi

À point, nous nous sommes pointés.
Nous avons laissé veaux, vaches, cochons, couvées, pour être à l’heure. À l’heure pour le festival. Nous avons suivi les indications par respect pour les organisateurs, les chanteurs, le public, tout un chacun qui sait ce qu’est le respect. Respecter l’heure, se respecter. Ce 20h30 devient mythique, illusoire, dérisoire... Il s’amplifie, s’étend, se modifie en un 21h30 sans scrupule et tout s’accumule. Ceux qui arrivent au milieu en claquant des talons, ceux qui dérangent toute une rangée pour s’installer en amont, ceux qui se croient au salon, ceux qui ne savent pas apprécier les stars ou les divas d’un soir.
Chers amis du comité des festivals, chers amis organisateurs, exigez la ponctualité. Certes, votre initiative est fort louable mais elle le serait davantage s’il ne lui manquait « ce je sais quoi ».
Suivez l’exemple du Festival al-Bustan.
Faites comme l’Orchestre national du Liban.

Mona MOUKARZEL

* * *


Le testament de Tuéni

« Les chrétiens doivent tenir leur rang. Ils doivent avant tout renoncer à ce complexe de persécution qui est le propre des minorités. Le danger pour les chrétiens du Liban est de croire que la fin de leurs privilèges signifie la fin de leurs droits et de leurs obligations. » Ghassan Tueni, après ce magnifique testament, nous a quittés. Il a quitté cette vie pour une autre, plus belle, plus spirituelle, là ou les chrétiens du Moyen-Orient, berceau du Christ, ne seront plus persécutés, là ou les terrains ne seront plus à vendre, loin de ce Liban qui a pourtant survécu à quinze ans de guerre civile sans que personne ne puisse changer sa démographie . Mais voilà que depuis trois ans, selon des statistiques fiables, plus de trois millions de mètres carrés appartenant aux chrétiens ont été vendus à des étrangers ou à des membres d’autres confessions, surtout dans certaines régions considérées comme sacrées, près de Harissa, ou de grandes parcelles se vendent à des ressortissants du Golfe.
Pourquoi ce désespoir, ce désir de fuir le pays ? Qu’attend-on pour édicter des lois qui convaincraient les jeunes à rester dans le pays ? Où sont les nouvelles lois sur les loyers enfouis dans les tiroirs ? Comment assurer un travail décent à nos universitaires qui ne trouvent pas d’emplois après l’obtention de leurs diplômes ? Pourquoi n’a-t-on pas de sérieuses polices d’assurance alors que, passé les cinquante ans, il devient difficile de vivre sans piston. Enfin il est temps d’enterrer la haine et la vengeance, et avant tout entre chefs chrétiens : tel est le titre du dernier livre de Ghassan Tueni, paru en 2009. Lisons bien ce livre pour pouvoir survivre ensemble dans ce pays.

Antoine SABBAGHA

Huit et demiÀ point, nous nous sommes pointés.Nous avons laissé veaux, vaches, cochons, couvées, pour être à l’heure. À l’heure pour le festival. Nous avons suivi les indications par respect pour les organisateurs, les chanteurs, le public, tout un chacun qui sait ce qu’est le respect. Respecter l’heure, se respecter. Ce 20h30 devient mythique, illusoire, dérisoire... Il s’amplifie, s’étend, se modifie en un 21h30 sans scrupule et tout s’accumule. Ceux qui arrivent au milieu en claquant des talons, ceux qui dérangent toute une rangée pour s’installer en amont, ceux qui se croient au salon, ceux qui ne savent pas apprécier les stars ou les divas d’un soir.Chers amis du comité des festivals, chers amis organisateurs, exigez la ponctualité. Certes, votre initiative est fort louable mais elle le serait...
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