Le Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, est arrivé hier à Paris pour annoncer au président de transition, Dioncounda Traoré, « sa décision de proposer une large ouverture à toutes les forces vives du pays » pour reconquérir le nord du Mali occupé par les islamistes, indique un communiqué du ministère malien de l’Information. « Dans cet esprit, le Premier ministre va s’accorder avec le président par intérim sur une architecture gouvernementale appropriée », ajoute le texte. Le président Traoré est en convalescence à Paris depuis le 23 mai, à la suite d’une violente agression commise deux jours auparavant dans son bureau à Bamako par une foule hostile à son maintien au pouvoir. Par ailleurs, le vice-président et deux chefs militaires du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg) ont trouvé refuge au Niger après avoir été chassés de leur dernier bastion dans le nord du Mali par les islamistes, a-t-on appris hier de source sécuritaire régionale. « Ils n’ont pas le statut de réfugiés politiques », a ajouté cette source. Le président du MNLA, Bilal Ag Achérif, blessé le 27 juin à Gao lors de violents combats avec les islamistes, avait été exfiltré par le Burkina Faso pour recevoir des soins à Ouagadougou. Le chef d’état-major du MNLA, Mohamed Ag Najim, se terre de son côté à Hassilabiad, localité malienne proche de la frontière mauritanienne, selon la même source sécuritaire régionale. Hier également, des habitants de Goundam, localité située près de Tombouctou, ont manifesté contre la présence dans leur ville des islamistes armés qui veulent appliquer la charia. Les islamistes ont tiré plusieurs coups de feu en l’air sans pouvoir dissuader les manifestants. De son côté, le président tchadien Idriss Deby a souhaité la mise en place d’une force de l’Union africaine, avec l’appui de l’ONU et de l’OTAN, pour « combattre les terroristes » dans le nord du Mali, tout en négociant avec les rebelles touareg. Pour M. Deby, le Mali a été la victime collatérale de la chute du régime de Mouammar Kadhafi en Libye. Enfin, l’ancien président français Jacques Chirac et le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie Abdou Diouf ont appelé hier à « ne pas abandonner le Mali » et à « sauver Tombouctou pour sauver la paix au Sahel », dans une tribune au journal Le Monde. (Source : AFP)
Le Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, est arrivé hier à Paris pour annoncer au président de transition, Dioncounda Traoré, « sa décision de proposer une large ouverture à toutes les forces vives du pays » pour reconquérir le nord du Mali occupé par les islamistes, indique un communiqué du ministère malien de l’Information. « Dans cet esprit, le Premier ministre va s’accorder avec le président par intérim sur une architecture gouvernementale appropriée », ajoute le texte. Le président Traoré est en convalescence à Paris depuis le 23 mai, à la suite d’une violente agression commise deux jours auparavant dans son bureau à Bamako par une foule hostile à son maintien au pouvoir.Par ailleurs, le vice-président et deux chefs militaires du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA,...
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