« Il est utile de s’interroger sur les raisons qui poussent à relâcher certaines personnes avant leur inculpation et avant de faire appliquer la loi à leur encontre, comme notamment dans l’affaire de la mort du cheikh Ahmad Abdel Wahed et de son compagnon », souligne M. Joumblatt dans son intervention hebdomadaire à l’organe de son parti, al-Anba’.
« Si l’on veut préserver l’armée, il faut des mesures claires pour résorber la colère des gens après ce qui s’était produit », ajoute-t-il.
Prenant une position similaire dans une autre affaire, M. Joumblatt a rendu hommage à la juge Dakroub « qui s’est opposée à la relaxe de l’un des individus inculpés dans l’attaque contre la New TV ». « Cela démontre qu’au sein du corps judiciaire, il existe des juges courageux qui ne se soumettent pas à des pressions et qui agissent selon leur conscience professionnelle et leur sens du devoir national », affirme-t-il.
« Est-il permis de réclamer la relaxe d’une personne inculpée pour un flagrant délit d’attaque contre une chaîne de télévision avant qu’elle ne soit jugée et sanctionnée ? » s’interroge-t-il.
M. Joumblatt évoque par ailleurs la tentative d’assassinat du député Boutros Harb, « l’un des symboles souverainistes et indépendantistes ».
« Ceux qui sont à l’origine de cette tentative et d’autres semblent ne pas avoir compris que la politique de liquidation physique ne peut que renforcer l’insistance des Libanais et leur attachement à leur liberté et à leur démocratie. Tous les assassinats antérieurs l’ont prouvé », souligne-t-il, réclamant la lumière sur « tous les détails » de cette affaire.


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