Tee-shirt asymétrique, jeans bleach, baskets à talons compensés, look eighties comme une vraie fashionista, des millions d’étoiles dans les yeux et des rêves plein la tête, me voici donc prête et si impatiente de vivre trois heures d’intense nostalgie, comme nous l’avait promis le tapage médiatique fait autour de cet événement.
À l’entrée du Forum de Beyrouth, aménagée pour l’occasion en tables, seatings et floor dance, les nostalgiques du Nostalgie se contemplaient, se saluaient les uns cordialement, les autres amicalement, tous ravis et heureux d’assister à un spectacle inoubliable.
Côté logistique, il n’y avait rien à redire: organisation parfaite, perruques gonflées fluo, lunettes de soleil géantes, climatisation idéale de la salle, écran méga géant, son, lumière et pyrotechnie, décor somptueux. On pouvait même admirer sur la scène l’attirail du parfait musicien: instruments de musique flambant neufs, guitares électriques, synthétiseur impressionnant, batterie, saxophones, tout y était.
Et que le spectacle commence.
Le spectacle n’a jamais commencé, je parle du vrai spectacle.
Pour ouvrir le concert et chauffer la salle, John Saad nous annonce Gus, héros oublié des années Woodstock et sa guitare ; ensuite on nous impose quelqu’un plus très jeune, moulé dans un jeans rétro, à la voix éraillée, s’égosillant dans son micro en se roulant par terre.
On se regardait médusés, incrédules, pas trop sûrs si c’était un gag des organisateurs ou du vrai de vrai. Faut dire que ça frôlait la blague !
Les trente minutes guignolesques inquiètent ainsi sur la teneur du concert à suivre.
La réponse est rapidement délivrée par un défilé haut en couleur de chanteurs nuls à pleurer ou plutôt à hurler de rire. Pathétique et minable.
Plus on avance dans le spectacle, plus on à l’impression de s’être fait avoir.
On a eu droit à la médiocrité dans toute sa splendeur.
On s’attendait à du live, le spectacle était en play-back.
Instruments de musique flambant neufs, guitares électriques, synthétiseur impressionnant, batterie, saxophones, et toujours pas de musiciens. On les a attendus mais ils ne sont jamais venus.
Quelle déception! C’est presque honteux de nous donner à voir un show aussi cheap et ringard.


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I heard that it was a fiasco, what you said says it all, as well.
02 h 51, le 10 juillet 2012