Nos panneaux publicitaires
Malgré la pénurie d’électricité, on voit aux grands carrefours, et surtout dans la capitale et en bordure de route, d’énormes panneaux illuminées le jour comme la nuit et qui représentent un véritable danger pour les automobilistes. Ainsi, de la place Tabaris à la rue de Verdun, on retrouve ces affiches à la taille impressionnante et qui ne respectent aucune règle en la matière. Il est déplorable de voir les firmes responsables utiliser le courant de l’EDL pour nous éblouir avec une composante bleue dangereuse pour les yeux et la peau, notamment chez les enfants. Cela peut favoriser la dégénérescence maculaire, abîmer la rétine et provoquer un dérèglement de l’horloge biologique. Pis, les exigences sécuritaires dans le domaine de la circulation routière, elles n’en ont cure. Cette anarchie dure pourtant depuis des années. En plusieurs points du pays, et selon diverses compagnies qui s’arrachent l’exclusivité selon les trafics d’influence, ces pancartes débordent quasiment sur la route, obligeant les automobilistes à les contourner parfois pour éviter des accrochages. À cela s’ajoutent de petits panneaux de fortune que des particuliers dressent à des carrefours.
À l’approche de la saison estivale, aucun village n’est épargné par ce phénomène. Il y a même de grands portraits de nos futurs députés qui se dressent déjà pour préparer leur campagne, mais cette fois pour les législatives de 2013.
Nazira A. SABBAGHA
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Un double défi
À l’heure actuelle où nous suivons de près la révolte du peuple syrien transformée en guerre d’usure, nous assistons à des démonstrations de force entre l’Iran et Israël à travers des échanges de menaces. Face à ces deux défis, notre pays se trouve coincé, vulnérable. Nos frontières n’auraient-elles pas dû être bien tracées et définies après le retrait des troupes israéliennes et, plus tard, des Syriens ? Cela nous aurait permis de les surveiller uniquement par notre armée, seul représentant de la légalité, tout en évitant des risques d’infiltration d’éléments armés (au Nord), alors que nous sommes censés accueillir et porter secours aux nombreux réfugiés syriens fuyant la terreur de leur pays. Concernant la frontière sud, espérons qu’il n’y aura aucune provocation indirecte, de peur qu’elle ne nous entraîne dans une confontation désastreuse et fatale. Par conséquent, et afin d’éviter une situation critique, notre unique alternative réside en notre union nationale, loin de toute influence étrangère, pour sauvegarder l’intégrité territoriale et l’autonomie de notre pays sur base des résolutions 1559 et 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Notre Liban ne doit plus servir d’arène à des règlements de comptes qui ne nous concernent point.
Hilda DADOURIAN


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef