Photo-souvenir de la délégation italienne avec le chef de l’État. Photo Dalati et Nohra
Au menu des entretiens, la situation en Syrie et son éventuel impact sur le Liban, ainsi que les relations bilatérales.
Au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue au Sérail, après son entretien avec M. Mikati, le chef de la diplomatie italienne a d’emblée indiqué qu’il se trouve au Liban « pour confirmer que Rome se tient aux côtés du Liban en ces temps très critiques ». « Le message que je porte, a-t-il enchaîné, est que le Liban doit rester stable parce qu’il est un élément fondamental au Moyen-Orient. »
Dans ce contexte, il s’est félicité de la reprise du dialogue national, qu’il a considéré comme un facteur favorisant cette stabilité. « Le redémarrage de la conférence de dialogue national, avec la participation de tous les courants libanais, est une preuve du sens des responsabilités de toutes les parties politiques », a ajouté M. Terzi, avant d’affirmer que son pays « souhaite rester un partenaire important pour le Liban et contribuer grandement à instaurer la stabilité au Moyen-Orient et notamment dans ce pays où se trouvent les forces de la Finul ».
Le rôle de la communauté internationale
Au niveau régional, le chef de la diplomatie italienne a fait part de l’inquiétude de Rome quant au développement dramatique de la situation en Syrie, rappelant que celle-ci a été au centre des entretiens de ses homologues européens au Luxembourg, il y a deux jours, et que les discussions n’avaient pas porté seulement sur la violence « qui est inacceptable » mais sur « la tournure que prend la crise syrienne et les craintes de débordements éventuels en dehors des frontières vers les pays voisins ». Selon lui, l’attaque syrienne contre un avion turc est « un indicateur des risques redoutés ». « Je crois, a poursuivi M. Terzi, qu’il incombe à la communauté internationale de s’assurer que les problèmes en Syrie ne parviendront pas au Liban et que ce pays restera à l’abri des séquelles de la crise syrienne. »
Il a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de la Finul, « un facteur-clé de la stabilité dans le pays ». « Le comité tripartite (les représentants de l’armée libanaise, de la Finul et de l’armée israélienne) au Liban-Sud s’efforce de maintenir le calme dans cette région, ce qui prouve que la communauté peut proposer des solutions à des problèmes dans des zones déterminées », a dit le ministre, avant d’ajouter : « Mais si d’autres problèmes surgissent dans des régions où la situation de sécurité devient délicate, les forces de la Finul pourront être la seule garantie pour le maintien de la sécurité. »
Le chef de la diplomatie italienne a ensuite indiqué avoir discuté avec M. Mikati du projet d’échanges bilatéraux, notamment commerciaux, en rappelant que celui-ci s’élève à près d’un milliard et demi d’euros et que son pays souhaite les développer d’autant que le Liban connaît une dynamique économique exceptionnelle. Mais ces échanges seront aussi universitaires, économiques, scientifiques et technologiques, a-t-il poursuivi.
Avant de regagner son pays, M. Terzi s’est rendu au quartier général du contingent italien de la Finul à Naqoura, où il a eu un entretien avec le commandant en chef de la force internationale, le général italien Paolo Serra.



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