M. Terzi, qui tiendra une conférence de presse au Sérail, devra également se rendre auprès du contingent italien opérant au sein de la Finul.
Il sera le quatrième ministre européen des Affaires étrangères à venir au Liban en l’espace de six jours, après ses homologues bulgare, polonais et norvégien. Au menu de ses entretiens, l’action de la Finul ainsi que la situation en Syrie.
De sources diplomatiques, on indique que c’est surtout la guerre en Syrie qui sera au centre des discussions, le ministre italien étant soucieux de connaître le point de vue des responsables libanais au sujet de l’impact éventuel de celle-ci sur le pays, notamment après la multiplication des incidents de sécurité à la frontière, et, plus particulièrement, sur la Finul, actuellement dirigée par le général italien Paolo Serra.
Le chef de la diplomatie italienne doit également faire part à ses interlocuteurs de la position officielle de son pays à l’égard des bouleversements en Syrie. Celle-ci se recoupe avec celle de l’Union européenne, puisque Rome est pour une application à la lettre du plan de l’émissaire de l’ONU, Kofi Annan, et souhaite que le régime et l’opposition s’y conforment, en prélude à un dialogue entre les deux parties qui déboucherait sur une réalisation des réformes souhaitées par l’opposition.
Entre-temps à Beyrouth, le vice-ministre norvégien des Affaires étrangères, Torgeir Larsen, poursuivait ses entretiens avec les officiels libanais. Hier, il a passé en revue avec M. Mikati l’action menée par le gouvernement pour préserver la stabilité dans le pays et pour venir en aide aux réfugiés syriens. C’est ce que le responsable norvégien a expliqué en substance à la presse, en précisant également avoir discuté avec son hôte des activités et des congrès internationaux prévus dans un proche avenir, dans le cadre du règlement international de la situation en Syrie.
M. Larsen s’est aussi entretenu avec le chef du bloc parlementaire du Futur, Fouad Siniora. À la presse, il a souligné que son pays est soucieux de savoir comment le Liban gère le dossier de la crise syrienne et son éventuel impact sur lui.

