Les procureurs ont requis l'internement psychiatrique de Anders Behring Breivik. Daniel Sannum Lauten/AFP
Anders Behring Breivik, jugé pour le meurtre de 77 personnes l'an dernier, a pris la parole vendredi au dernier jour de son procès, provoquant le départ de plusieurs dizaines de membres du public, familles des victimes et rescapés du massacre.
Trygve Sorvaag, un journaliste norvégien présent dans la salle a rapporté ses propos, 140 caractères à la fois, sur le réseau Twitter.
Selon @TrygveSorvaag, journaliste travaillant pour Sky News, Breivik a avoué que ses actes étaient "barbares". "J’étais sûr que j’allais mourir", aurait dit le tueur. Il a demandé à être acquitté, estimant avoir perpétré les attaques du 22 juillet 2011 pour protéger les "Norvégiens de souche" contre l'islam et le multiculturalisme.
"Breivik essaie de paraître le plus ‘sain d’esprit’ possible, poursuit M. Sorvaag dans ses tweets. Il veut laisser une dernière bonne impression (au dernier jour de son procès)".
"Il se met à défendre les valeurs familiales, dénonçant la société contemporaine où les gens ‘entretiennent des relations sexuelles avec plus d’un partenaire’", raconte le journaliste sur place. "Breivik cite (la série télévisée américaine) ‘Sex and The City’ comme exemple de la ‘démoralisation’ de la société."
Le tueur, qui "a l’air nerveux", aurait enfin déclaré : "Mes frères suivent ce procès et pourraient attaquer à tout moment".
Juste avant qu’il ne prenne la parole, la Cour avait entendu les récits déchirants de cinq témoins qui ont tous perdu un proche dans les attaques du 22 juillet 2011.
L'un d'eux, une jeune fille originaire d'Irak, Lara Rashid, qui était sur Utoeya avec sa grande soeur morte dans la fusillade a raconté: "on partageait tout, nos vêtements, nos secrets...Le jour où elle est morte, je suis morte aussi".
Dans la matinée, la défense de Breivik a demandé la peine de prison "la plus clémente possible" pour son client, estimant qu'il était pénalement responsable et rejetant l'éventualité d'un internement psychiatrique. l'avocat Geir Lippestad a insisté pour que le tueur soit reconnu sain d'esprit.
Le 22 juillet, Breivik avait ouvert le feu sur des jeunes travaillistes réunis en camp d'été sur Utoeya, faisant 69 morts, des adolescents pour la plupart. Juste avant, il avait fait exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, tuant huit autres personnes.
S'il est reconnu pénalement irresponsable, l'extrémiste de 33 ans risque l'internement psychiatrique, potentiellement à vie. Responsable, il encourt 21 ans de prison, une peine qui pourrait être prolongée tant qu'il sera jugé dangereux.
Le verdict est attendu le 24 août.
Trygve Sorvaag, un journaliste norvégien présent dans la salle a rapporté ses propos, 140 caractères à la fois, sur le réseau Twitter.
Selon @TrygveSorvaag, journaliste travaillant pour Sky News, Breivik a avoué que ses actes étaient "barbares". "J’étais sûr que j’allais mourir", aurait dit le tueur. Il a demandé à être acquitté, estimant avoir perpétré les attaques du 22 juillet 2011 pour protéger les "Norvégiens de souche" contre l'islam et le multiculturalisme.
"Breivik essaie de paraître le plus ‘sain d’esprit’ possible, poursuit M. Sorvaag dans ses...


