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Liban

Charbel temporise, le 14 Mars s’inquiète d’une escalade dans les camps

Si l’État essaie de minimiser l’importance des affrontements entre les Palestiniens et l’armée dans les deux camps de Nahr el-Bared et de Aïn el-Héloué au cours du week-end dernier, le 14 Mars s’inquiète d’une escalade dont il attribue la responsabilité au régime syrien.
Dans une déclaration à l’agence Akhbar el-Yom, le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, a ainsi indiqué que les événements d’il y a deux jours à Aïn el-Héloué « avaient commencé à cause d’un incident isolé et n’ont rien à voir avec ceux de Nahr el-Bared ». Et les affrontements dans les deux camps avec l’armée n’ont rien à voir, toujours selon M. Charbel, « avec le climat qui prévaut dans le pays au plan de la sécurité ». L’affaire, a dit le ministre, a été réglée.
Mais l’avis des responsables du 14 Mars est tout autre : « L’objectif des incidents itinérants de sécurité, de Tripoli à Aïn el-Héloué, en passant par Nahr el-Bared est d’amener les factions palestiniennes qui obéissent aux ordres syriens à faire monter d’un cran la tension au Liban », a ainsi déclaré le député Amine Wehbé, à Radio-Orient. « En ce faisant, a-t-il ajouté, le régime syrien pratique une sorte de chantage à travers lequel il tente de montrer au monde arabe et international que le maintien de la pression contre lui fera exploser la région, à commencer par le Liban. »
Selon lui, cette situation fait assumer au gouvernement une responsabilité « exceptionnelle ». M. Wehbé a accusé l’équipe Mikati de « ne pas vouloir affronter la réalité » et a rappelé les résolutions de la conférence nationale de dialogue sur le règlement du dossier des armes en dehors des camps.

Chab accuse « les alliés de Aoun... »
Abondant dans le même sens, le député Bassem Chab a fait le lien entre les incidents dans les camps palestiniens et la situation en Syrie, estimant que les événements du week-end à Aïn el-Héloué et Nahr el-Bared visaient à réduire la pression sur le régime syrien. Selon lui, le problème des camps est politique et non pas sécuritaire. « La plupart des factions palestiniennes ont de bons rapports avec l’État libanais. Le règlement de ces incidents commande des interventions engagées à un niveau qui doit être supérieur à celui qu’on observe actuellement », a-t-il commenté.
M. Chab a approuvé les propos du chef du CPL, le général Michel Aoun, selon lesquels « le dossier palestinien est un complot de l’étranger contre le Liban ». « Le problème, a-t-il poursuivi, est que ce sont ses alliés qui manipulent les fractions palestiniennes pour provoquer un problème dans le pays. »
Son collègue, Ammar Houri, a jugé nécessaire de « renforcer le prestige de l’État et de déployer l’armée sur l’ensemble du territoire national », avant de souligner que si les résolutions de la conférence nationale de dialogue avaient été appliquées, il n’y aurait pas eu d’affrontements dans les camps palestiniens.
C’est un peu l’avis de la Ligue maronite, qui a sonné l’alarme dans un communiqué, en faisant remarquer que « la manipulation des camps palestiniens, les atteintes à l’armée, la fermeture des routes et l’absence de règlements officiels aux dossiers en suspens augurent du pire ».
Parallèlement, les deux commandements du Hezbollah et d’Amal au Liban-Sud ont tenu une réunion conjointe, au terme de laquelle ils ont mis l’accent sur la nécessité de « faire attention à ce qui se trame pour porter un coup aux relations libano-palestiniennes », avant d’appeler l’ensemble des factions palestiniennes à « œuvrer sérieusement pour contenir la tension ambiante, d’autant que celle-ci ne sert que l’ennemi israélien ».
Si l’État essaie de minimiser l’importance des affrontements entre les Palestiniens et l’armée dans les deux camps de Nahr el-Bared et de Aïn el-Héloué au cours du week-end dernier, le 14 Mars s’inquiète d’une escalade dont il attribue la responsabilité au régime syrien.Dans une déclaration à l’agence Akhbar el-Yom, le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, a ainsi indiqué que les événements d’il y a deux jours à Aïn el-Héloué « avaient commencé à cause d’un incident isolé et n’ont rien à voir avec ceux de Nahr el-Bared ». Et les affrontements dans les deux camps avec l’armée n’ont rien à voir, toujours selon M. Charbel, « avec le climat qui prévaut dans le pays au plan de la sécurité ». L’affaire, a dit le ministre, a été réglée.Mais l’avis des responsables du 14 Mars...
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