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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Quel homme !

Son village est petit, si petit que parfois le soleil oublie de le réveiller. Lui, il est grand, si grand que parfois le soleil cligne des yeux pour le regarder. Dans son village, petits et grands aimaient le petit garçon timide. Et puis il se mit à écrire, écrire des pages, des livres, des histoires. On le lisait dans beaucoup de pays autres que le sien, on lui donna des prix. Il devint célèbre. Et son village aussi. Les habitants de son village se mirent à découper les pages des journaux, à coller sa photo sur le frigo qui ronronne. « Quel homme ! » se disent-ils dans leur réunion sous le plus vieil arbre de Aïn el-Kabou. Lui aussi est fier de lui, et ses feuilles ont des verts de tous les tons quand ils entendent son nom.
Jeudi dernier il a mis son habit vert brodé, son épée d’académicien finement gravée des vers de son père, il a écouté son discours qui tourbillonnait dans sa tête et il est allé à la fête. « Ne tremble pas », murmuraient les nuages blancs en lui faisant parvenir les souhaits du pays où se cache son village. Tu es encore plus grand, tu voles bien haut et tes cheveux blancs sont les amis des nuages. Là, ton étoile brille uniquement pour toi. Elle t’aime aussi. Tu le mérites.

Frida DEBBANÉ

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Investi par Dieu

Il arrive parfois qu’un regard sur le passé permette de détecter les causes profondes de malaises ou de troubles, à des périodes dramatiques. Ainsi, avec les derniers événements en plusieurs points du pays, et trente-sept ans après l’éclatement de la guerre civile de 1975, il est toujours anormal d’abattre quelqu’un au prétexte qu’il est opposé à vos vues, surtout quand il se fait l’interprète d’un idéal collectif, et qu’il se revendique de son guide spirituel. Ce pays est tribal par excellence et tout chef se proclame investi par Dieu pour justifier n’importe qu’elle aberration. Enfermé dans sa tour d’ivoire, avec ses idées préconçues, il s’interdit moins d’en discuter, il est hostile à tout dialogue, et rien ne peut l’amener à changer d’avis. Il incombe aux hommes lucides, imprégnés d’esprit démocratique, de le combattre et de le condamner sans circonstances atténuantes. Sans quoi, et de plus en plus, notre peuple retournera à l’esclavage d’antan. Libanaises et Libanais, un an nous sépare des élections pour le choix de nos futurs députés. Ayons confiance en Dieu et mettons de côté notre vision partiale des choses pour choisir l’homme qu’ il faut, avec son programme politique, un homme avant tout à la place qu’il faut.

Antoine SABBAGHA
 
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Débat ou pugilat ?

Savez-vous que chez nous, le manque de civilité et de retenue font partie des habitudes de nos éminents invités du petit écran ? Rien ne les empêche de s’insulter ou de déserter le plateau en pleine émission quand une opinion ou une idée déterminée leur déplaît. Pourtant, Messieurs, il est tellement important de communiquer et de dialoguer sur des sujets d’actualité qui nous tiennent à cœur, afin d’éclaircir certains domaines, surtout par les temps qui courent. Vous nous décevez ! Et le plus gênant, c’est le cas des animateurs qui, voulant calmer les esprits sont pointés du doigt alors qu’ils ne sont en aucun cas responsables de vos actes, même quand vous frôlez souvent la rixe. De grâce, avec tous le respect que nous vous devons, un petit calmant avant de franchir les portes des studios de télévision !

Hilda DADOURIAN

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La leçon sera-t-elle enfin comprise ?

 L’écrasement tragique du vol de Dana Air dans un faubourg de Lagos au Nigeria survenu le dimanche 3 juin 2012 remet à l’ordre du jour la sécurité du transport aérien.
Comment pouvons-nous expliquer cet accident malgré les nombreuses améliorations apportées en matière de technologie aux avions ? Erreurs humaines, pannes techniques ou normes de sécurité non respectées ? Dans tous les cas, ces compagnies aériennes qui sèment la mort, mettent en danger la vie des populations et entraînent les familles des victimes dans un gouffre vertigineux où ceux qui ont perdu un être cher restent inconsolables.
À quoi servent trois jours de deuil national, des enquêtes détaillées et que sais-je ? Est-ce qu’il faut attendre des catastrophes pareilles pour promettre des mesures de sécurité ?
Mes condoléances à ces deux familles libanaises éplorées. Et à toi Roger, que nous avons perdu, pouvons-nous continuer la vie sans toi ? Non, mais avec toi, ancré au plus profond de nous ! La meilleure réponse à la ponctuation finale de la mort, bien plus fort que les larmes et le deuil, est le souvenir ! Tu seras toujours là, cher ami.

Christiane Manuel EL-KHOURY

Quel homme ! Son village est petit, si petit que parfois le soleil oublie de le réveiller. Lui, il est grand, si grand que parfois le soleil cligne des yeux pour le regarder. Dans son village, petits et grands aimaient le petit garçon timide. Et puis il se mit à écrire, écrire des pages, des livres, des histoires. On le lisait dans beaucoup de pays autres que le sien, on lui donna des prix. Il devint célèbre. Et son village aussi. Les habitants de son village se mirent à découper les pages des journaux, à coller sa photo sur le frigo qui ronronne. « Quel homme ! » se disent-ils dans leur réunion sous le plus vieil arbre de Aïn el-Kabou. Lui aussi est fier de lui, et ses feuilles ont des verts de tous les tons quand ils entendent son nom.Jeudi dernier il a mis son habit vert brodé, son épée d’académicien finement...
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