Plus en détail, le Liban arrive à égalité avec la Pologne et la Turquie dans les pays EMEA, tout comme la Corée du Sud, l’Argentine, le Koweït et les Émirats arabes unis, dans d’autres régions.
La banque américaine a par ailleurs prévu un taux d’inflation moyen de 4 % au Liban en 2012, ce qui en fait le 26e taux le plus bas parmi les marchés émergents et le douzième taux d’inflation le plus bas parmi les pays de la zone EMEA. Le taux d’inflation prévu au Liban pour 2012 est similaire à celui de l’Ukraine et du Koweït. Par ailleurs, Merrill Lynch a prévu un déficit de l’équilibre budgétaire au Liban de 8,1 % du PIB en 2012, ce qui en ferait le deuxième déficit le plus important parmi les pays émergents de la zone EMEA. En comparaison, la banque a prévu un déficit de l’équilibre budgétaire de 3,4 % du PIB dans les pays de la zone EMEA, de 1 % du PIB en Amérique latine et de 2,2 % du PIB en Asie. Merrill Lynch a en outre prévu un solde du compte courant à hauteur de 14,2 % du PIB en 2012, soit le plus large déficit parmi 54 marchés émergents et économies en développement et contre un taux de 2,5 % du PIB des pays de la zone EMEA et 1 % du PIB en Amérique latine, un excédent de 3 % du PIB en Asie et de 18 % du PIB dans les pays du Golfe.
L’EIU revoit ses prévisions de croissance à la baisse
De son côté, l’Economic Intelligence Unit a indiqué dans son dernier rapport prévoir un taux de croissance de 2,9 % pour 2012 au Liban contre une prévision initiale de 3,2 %. Selon l’EIU, le Liban demeure une économie basée sur les services et reste ainsi particulièrement sensible aux événements et troubles politiques. Selon le rapport, les prévisions de croissance du pays du Cèdre sont largement dépendantes de l’environnement régional, les Arabes étant les principaux consommateurs de services au Liban. Les troubles dans les pays voisins subsistant, l’impact sur le nombre de touristes arrivant au Liban s’est fait ressentir, toujours selon les mêmes sources. Par ailleurs, la croissance réelle du PIB se rétablirait à 4,7 % en 2013, si la situation politique se stabilisait. Elle devrait en outre atteindre en moyenne 6 % sur la période 2014-2016, boostée par une augmentation des investissements (incluant le secteur de l’énergie) et une hausse de la demande de services libanais dans la région.
Cependant, l’EIU a souligné que les faibles performances libanaises dans les domaines du tourisme et de la construction en 2011 montraient bien à quel point le Liban pouvait très rapidement subir les conséquences de l’instabilité et de l’incertitude. L’EIU a par ailleurs indiqué que le secteur du tourisme soutient directement près d’un quart des emplois. Les touristes qui affluent au Liban sont principalement des visiteurs arabes, qui cependant préfèrent des destinations plus sûres, comme la Turquie ou le Maroc. Enfin, l’EIU a conclu son rapport en soulignant que le secteur bancaire libanais demeurait la colonne vertébrale de l’économie et a bénéficié d’importants dépôts bancaires et des revenus d’intérêts sur la dette du gouvernement.


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