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Liban - L’Éclairage

Le Hezbollah essaie de tirer profit du dialogue pour asseoir son pouvoir

Le président Michel Sleiman a réussi le pari de transformer la séance de dialogue, lundi, en une réunion « constituante » en obtenant l’accord de tous les participants à la déclaration de Baabda, un document qui souligne sans équivoque le caractère définitif des constantes nationales qu’il mentionne. Une copie a été transmise hier à l’ONU et à la Ligue arabe, dans un geste soulignant l’engagement solennel du Liban à l’égard de ce texte.
Si de sources ministérielles on considère que l’approbation de ce document était fondamentale pour dynamiser le dialogue, dans les rangs de l’opposition, par contre, on se montre plus prudent. Un député du 14 Mars estime ainsi que le Premier ministre, Nagib Mikati, se doit d’établir sans tarder les mécanismes permettant la mise en application de la teneur de la déclaration de Baabda, du moment, relève-t-il, que celle-ci souligne des principes et de grandes lignes qui ont besoin d’être détaillés et qui nécessitent un mécanisme déterminé pour qu’ils soient applicables. Sinon, fait-il remarquer, le document restera lettre morte et ira grossir la liste de résolutions et d’engagements jetés dans les tiroirs des autorités.
L’adoption d’un mécanisme pour concrétiser la déclaration de Baabda sera donc, pour ce parlementaire, un test pour le sérieux du gouvernement et un signe indicateur de sa volonté de développer son rôle en se conformant, à la lettre, à la politique de distanciation par rapport à la crise syrienne et en œuvrant à préserver la stabilité et la sécurité dans le pays.

Des mines
Mais la circonspection de l’opposition s’explique aussi par la présence de dossiers qui constituent autant de mines sur le parcours du dialogue. Il y a celui des armes que le Hezbollah n’est toujours pas près d’aborder. Le parti de Dieu, dit-on de sources informées, compte soumettre à la séance du 25 juin un document exposant sa vision d’une stratégie nationale de défense et réclamer un examen de ce texte, dans une tentative de court-circuiter tout débat autour de ses armes qu’il continue de considérer comme étant intouchables, partant du principe qu’une partie du territoire national reste occupée par Israël. Cet empressement à imposer un débat autour de sa stratégie se justifie, entre autres, par les indiscrétions filtrées par la LBCI, il y a quelques jours, sur la conversation entre le président Michel Sleiman, le chef du courant du Futur, Saad Hariri, et le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud el-Fayçal, au terme d’un déjeuner de travail à Riyad. Bien que démenties par les trois personnalités concernées, ces informations ont indisposé au plus haut point le Hezbollah.
Mais l’opposition reste déterminée à soulever la question des armes, affirme-t-on dans ses rangs, et à mettre en relief le fait que la présence de celles-ci bloque l’édification d’un État de droit.
Deuxième dossier non moins important : l’application de l’accord de Taëf au vu des craintes d’un amendement du texte, dans un sens qui fera voler en éclats la parité prévue par la Constitution. Dans ce contexte, les représentants de l’opposition qui ont participé au dialogue ont jugé extrêmement important le fait que la déclaration de Baabda – qui a affirmé l’attachement du Liban à Taëf et à l’application de toutes ses clauses – n’ait pas retenu, grâce à la position ferme du 14 Mars, une phrase que le camp du 8 Mars voulait ajouter à cet alinéa, à savoir, « ... à condition que chaque proposition de développement, d’interprétation ou d’amendement (de Taëf) fasse l’objet d’une entente, conformément aux mécanismes constitutionnels qui seraient établis suivant les structures reconnues relatives au dialogue ».
Certaines sources de l’opposition redoutent en effet que des composantes de la majorité, notamment le Hezbollah et le CPL, ne veuillent introduire les propositions de développement et d’amendement pour qu’elles servent de support à celles du secrétaire général du parti de Dieu, sayyed Hassan Nasrallah, qui s’était prononcé dans son dernier discours pour la mise en place d’une Assemblée constituante. En d’autres termes, Nasrallah, qui essaie de tirer profit de sa force actuelle, tenterait d’obtenir une modification de Taëf, fondée sur la parité, pour instituer un partage du pouvoir sur base de la règle des trois tiers, en contrepartie d’un règlement du dossier des armes.
Dans les milieux du Hezbollah, on considère d’ailleurs que le moment est propice pour avancer cette équation : l’amendement du document d’entente nationale en échange des armes, de peur que le pouvoir du parti ne s’érode avec la chute du régime d’Assad en Syrie et un changement éventuel de l’équilibre des forces dans la région.
L’application de Taëf pourrait être évoquée par l’opposition à la prochaine séance de dialogue, mais seulement pour mettre les points sur les i et confirmer l’attachement du Liban à la parité, tout en expliquant qu’une Assemblée constituante est établie en présence d’États émergents et non pas lorsqu’un État existe avec sa Constitution et ses institutions.
Le président Michel Sleiman a réussi le pari de transformer la séance de dialogue, lundi, en une réunion « constituante » en obtenant l’accord de tous les participants à la déclaration de Baabda, un document qui souligne sans équivoque le caractère définitif des constantes nationales qu’il mentionne. Une copie a été transmise hier à l’ONU et à la Ligue arabe, dans un geste soulignant l’engagement solennel du Liban à l’égard de ce texte.Si de sources ministérielles on considère que l’approbation de ce document était fondamentale pour dynamiser le dialogue, dans les rangs de l’opposition, par contre, on se montre plus prudent. Un député du 14 Mars estime ainsi que le Premier ministre, Nagib Mikati, se doit d’établir sans tarder les mécanismes permettant la mise en application de la teneur de la...
commentaires (4)

Le Plus Important est de choisir. D'un cœur léger semble-t-il sur Barada. Avec infiniment plus de réticences voire d'angoisse de ce Côté-ci ; bâbord Anti-Liban. Tant il est vrai que le grand large, par opposition à l'arrimage au "Croissant Fertile" reste, Ici, un fantasme ou le besoin ancestral de s’exiler pour mieux "s'épanouir" ! C'est dire, au-delà de l'exploit "idéologique" que va constituer cette percée vers ce "Fertile" dont l'ampleur et la difficulté pratique n'ont pas d'équivalent à ce jour-ci, combien l'aspect symbolique de ce "croissant fertilisé" devrait impressionner l’Humanité ; ya hassértééh ! On sait comment il arrive assez fréquemment au "libanais" d'irriter ses "frères et sœurs" n’est-ce pas, de ce Croissant par des conduites ou des propos au mieux ambigus, au pire provocants ! Mais, si un fait est plus important "qu'un indigène", mahéék, il arrive qu'une petite Résilience de sa part soit infiniment plus conséquente qu'une rhétorique "Martienne". Ce "Très local" assumant un chemin de même fort indigène qui, quoiqu'il en ait, soudera en tous cas ce patelin à ce "Fertiiile" et voilà qui devrait rasséréner quelque peu les plus Sains des Sceptiques. Pour ce pays, le fait "d’ouvrir" cette Fameuse frontière déjà "menacée" enrichira encore plus un "libanisme" plein d'atouts, dès lors qu'on s’acheminera vers cette ouverture "d'esprit" enfin un peu plus Fertiiile !

Antoine-Serge KARAMAOUN

07 h 26, le 14 juin 2012

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Commentaires (4)

  • Le Plus Important est de choisir. D'un cœur léger semble-t-il sur Barada. Avec infiniment plus de réticences voire d'angoisse de ce Côté-ci ; bâbord Anti-Liban. Tant il est vrai que le grand large, par opposition à l'arrimage au "Croissant Fertile" reste, Ici, un fantasme ou le besoin ancestral de s’exiler pour mieux "s'épanouir" ! C'est dire, au-delà de l'exploit "idéologique" que va constituer cette percée vers ce "Fertile" dont l'ampleur et la difficulté pratique n'ont pas d'équivalent à ce jour-ci, combien l'aspect symbolique de ce "croissant fertilisé" devrait impressionner l’Humanité ; ya hassértééh ! On sait comment il arrive assez fréquemment au "libanais" d'irriter ses "frères et sœurs" n’est-ce pas, de ce Croissant par des conduites ou des propos au mieux ambigus, au pire provocants ! Mais, si un fait est plus important "qu'un indigène", mahéék, il arrive qu'une petite Résilience de sa part soit infiniment plus conséquente qu'une rhétorique "Martienne". Ce "Très local" assumant un chemin de même fort indigène qui, quoiqu'il en ait, soudera en tous cas ce patelin à ce "Fertiiile" et voilà qui devrait rasséréner quelque peu les plus Sains des Sceptiques. Pour ce pays, le fait "d’ouvrir" cette Fameuse frontière déjà "menacée" enrichira encore plus un "libanisme" plein d'atouts, dès lors qu'on s’acheminera vers cette ouverture "d'esprit" enfin un peu plus Fertiiile !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    07 h 26, le 14 juin 2012

  • Personne ne doit tirer profit du Dialogue, sinon ce n'est plus un Dialogue. Il faut commencer par légaliser ce qui n'est pas légal, par consacrer son allégeance à la Patrie uniquement, par embrasser tous les émigrés et leurs familles, et le vrai Dialogue pourrait commencer. Discussion et accord sur un " Nouveau Pacte ". OUI ! Pourquoi pas ? Pacte d'union intégrale, ou de Cantons avec gouvernement central ; sinon, le FANTÖME du démembrement, qui hante le Pays, et auquel travaillent avec acharnément maints complots, voisins du Sud par exemple, ou puissance régionale peut-être, risque de s'imposer DE FACTO ! Pour avorter tous ces complots, les LIBANAIS doivent TOUS répondre aux appels du Président de la République et très sérieusement : DIALOGUER ! S'ENTENDRE ! ET S'UNIR de la façon dont ils s'entendraient comme étant la meilleure, après avoir rempli les trois conditions ci-haut mentionnées.

    SAKR LEBNAN

    06 h 26, le 14 juin 2012

  • Le Hezbollah devrait cesser de prendre ses compatriotes pour des imbéciles. Pour ces fous de Dieu et leurs alliés, leurs armes servent soi-disant à protéger le territoire libanais alors qu'ils ne servent qu'à protéger le Hezbollah seulement. Même qu'ils sont prêts à s'en servir pour protéger l'Iran ! Et à l'heure où ils parlent de "distanciation" avec la Syrie, ils n'éprouvent aucun état d'âme devant les incursions au Liban de l'armée syrienne, au contraire, ils ne verraient aucun inconvénient à ce que leur copain boucher envahisse à nouveau notre pays.

    Robert Malek

    05 h 07, le 14 juin 2012

  • D'où l'importance de reconnaître aux Libanais qui ont été contraints et forcés de partir vivre à l'étarnger leur poids réel dans l'équation libanaise...tout çà est d'une hypocrisie totale de la part des tenants des trois tiers...et de toute façon,cette proposition constituante(mais de quoi???)ne ferait que conforter un peu plus le caractère confessionnel du Liban...que ce soit dans la logique du Hezb,je comprends...mais dans celle du CPL???

    GEDEON Christian

    04 h 52, le 14 juin 2012

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