On est bien d’accord qu’aucun médecin n’est infaillible. Malheureusement, une erreur d’évaluation ou un manque d’appréciation d’un médecin à un poste de responsabilité peut faire la différence entre la vie et la mort. Voici mon histoire :
Éprouvant depuis quelques jours une douleur aiguë au ventre dont aucun medicament ne venait à bout, je suis emmené par ma femme aux urgences d’un hôpital. Après quelques heures d’attente, on me fait les examens que le médecin traitant juge necessaries, avant de m’ausculter minutieusement et de m’informer qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter.
Je reviens à la maison, et après deux jours, le mal est toujours là, avec une forte fièvre. On appelle le 140 et l’ambulance de la CRL me ramène aux urgencies du même hôpital.
Vu ma situation, on me fait un CT Scan qui indique que j’ai une septicémie. Sans en connaître la raison, je suis transféré aux soins intensifs de l’hôpital. À ce moment, il s’avère que ma vésicule biliaire avait éclaté dans mon ventre et que je devais subir « a high risk operation », c’est-à-dire que j’étais dans une situation extrêmement dangereuse. In extremis, grâce à Dieu, j’ai survécu et j’ai dû passer 4 semaines d’hospitalisation, dont deux aux soins intensifs. On ne peut imaginer dans quel état dépressif je me trouvais, sans parler de la douleur et de l’angoisse de ma femme et de mes enfants, et des séquelles que je suis en train de supporter.
En conclusion, est-il possible de mourir à cause d’une infection de la vésicule biliaire ? Lors de mon premier passage aux urgences, je dois supposer que tous les soins adéquats assistés par un équipement médical ultramoderne m’ont été prodigués. Découvert à temps, le mal aurait pu être facilement éradiqué par une simple opération et 3 jours d’hospitalisation.
Mais ce qui est écrit est écrit...
Basil SAROUPHIM


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