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Économie - Liban - Commerce

Secteurs public et privé unis dans la lutte contre la contrefaçon

Le ministre de l’Économie Nicolas Nahas et le président de l’ACB Nicolas Chammas entourés des responsables des secteurs productifs, hier au siège de l’association.   Photo Sami Ayad

L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB), en partenariat avec la Banque libano-française (BLF), a organisé hier une table ronde sur le rôle du ministère de l’Économie et du Commerce dans la lutte contre la contrefaçon au Liban. C’est donc directement avec le ministre de l’Économie, Nicolas Nahas, que des hauts représentants de commerçants et d’organismes économiques, ont discuté des moyens de mettre un terme à la contrefaçon, au piratage et aux atteintes diverses à la propriété intellectuelle.
« C’est un phénomène de très grande ampleur qui gangrène notre économie depuis des années », a souligné le président de l’ACB, Nicolas Chammas. Selon lui, la contrefaçon porte atteinte « aux commerçants et fournisseurs honnêtes qui paient leurs taxes, aux caisses de l’État qui accusent annuellement un manque à gagner de 500 millions de dollars, et surtout aux consommateurs, floués par la marchandise qu’ils achètent, au risque parfois de leur santé. »
Il est difficile d’avoir des chiffres précis sur la part que représente ce marché « certains s’aventurant à le chiffrer jusqu’à 20 % du PIB », a confié M. Chammas. Selon le ministre de l’Économie Nicolas Nahas, en 2011, près de 1 900 plaintes ont été enregistrées auprès de l’autorité de protection du consommateur et sur 1 400 000 téléphones portables vendus dans le pays, plus d’un million d’entre eux ne sont pas passés par la case des douanes. « Dans certains domaines comme ceux des logiciels informatiques, le piratage et la contrefaçon atteignent des taux de plus de 70 % », a ajouté M. Chammas.
Combattre ce phénomène n’implique plus seulement de s’attaquer aux receleurs de fausses marques étrangères, mais également de lutter contre la contrefaçon de produits libanais vendus à l’étranger sous l’enseigne « Made in Lebanon ». « Cela menace fortement l’image de marque et de qualité de nos industriels », a déploré M. Nahas. De plus, comme il n’existe pas de véritable plan national de lutte, les résultats des démarches individuelles restent très faibles.
« La déficience des douanes libanaises, les amendes dérisoires qui s’appliquent aux contrevenants et le manque de personnel formé en la matière sont autant de causes qui ne nous aident pas à lutter durablement et efficacement contre la contrefaçon », a regretté M. Nahas.
Parmi les propositions relevées par le ministre de l’Économie, la création d’un bureau au sein du ministère, spécialisé dans le sujet et qui centraliserait toutes les plaintes. Ainsi, des statistiques et des bases de données pourraient être établies et utilisées par la suite. Il a également été suggéré d’organiser une vaste campagne nationale de sensibilisation aux dangers de la contrefaçon à tous les niveaux. Et enfin, les représentants du secteur privé ont annoncé qu’ils avaient soumis un projet de loi au Parlement, qui attend toujours d’être approuvé.
« L’objectif de cette réunion est avant tout de réunir ensembles les secteurs public et privé pour qu’un comité mixte, spécialisé dans la question, voit bientôt le jour et soit force de propositions », a conclu M. Chammas. La prochaine réunion est prévue demain.
L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB), en partenariat avec la Banque libano-française (BLF), a organisé hier une table ronde sur le rôle du ministère de l’Économie et du Commerce dans la lutte contre la contrefaçon au Liban. C’est donc directement avec le ministre de l’Économie, Nicolas Nahas, que des hauts représentants de commerçants et d’organismes économiques, ont discuté des moyens de mettre un terme à la contrefaçon, au piratage et aux atteintes diverses à la propriété intellectuelle. « C’est un phénomène de très grande ampleur qui gangrène notre économie depuis des années », a souligné le président de l’ACB, Nicolas Chammas. Selon lui, la contrefaçon porte atteinte « aux commerçants et fournisseurs honnêtes qui paient leurs taxes, aux caisses de l’État qui accusent...
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