Il y a une jeunesse qui refuse de se laisser anéantir, une société civile qui ne veut pas se laisser prendre au piège de ceux qui veulent détruire le pays. Bi Lebnen, il y a ceux qui font le Liban et ceux qui le détruisent. Il y a ceux qui refusent de quitter et ceux qui reviennent pour mieux reconstruire. Il y a ceux qui veulent porter haut et fort l’image de leur pays, et ceux qui essaient désespérément de le noyer. Il y a ceux qui vont de l’avant, proposent des projets, lancent des idées. Innovent, construisent, luttent pour maintenir la flamme de ce pays toujours vivante. Bi Lebnen, il y a des concerts, des jeunes qui s’éclatent à chaque coin de rue, qui vivent le présent pleinement comme si demain n’existait pas, qui vont célébrer la fête de la Musique envers et conte tous, qui vont danser sans se soucier du lendemain. Bi Lebnen, il y a des festivals qui fleurissent un peu partout et se maintiennent malgré les coups et les tensions qu’attisent nos chefs chaque année, inlassablement à la même période, au même moment, pour le plaisir de tuer et détruire cette envie de vivre, cet hymne à la vie. Il y a ces expatriés qui ne veulent pas voir ces querelles, et qui reviennent chaque été braver la peur et l’insécurité. Il y a surtout cette volonté incroyable chez ces entrepreneurs et ces jeunes qui bâtissent ce que leurs chefs essaient farouchement de détruire ! Voilà Chou fi bi Lebnen !
Et tant qu’il y aura cette flamme extraordinaire qui continue de briller parmi cette société civile, tant qu’il y aura ce désir de maintenir ce miracle libanais qui fait l’admiration du monde entier, tant qu’il y aura des femmes, des hommes, des jeunes qui se battent pour leur pays, nul ni personne ne pourra le détruire. Et cela, nos dirigeants ne l’ont pas encore compris. Alors que la saison d’été commence et que la fête se poursuit !


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