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Liban

Raad : Toutes les parties ont intérêt à reprendre le dialogue

Les composantes du 8 Mars ont multiplié hier les déclarations favorables à la reprise du dialogue national, comme seule voie pour le règlement des problèmes internes. Le chef du bloc parlementaire de la Résistance Mohammad Raad a affirmé, dans ce cadre, que toutes les parties ont intérêt à se retrouver autour d’une table de dialogue pour régler les problèmes en suspens et mettre le Liban à l’abri de ce qui se passe en Syrie. Commentant les positions qui refusent tout dialogue sous prétexte que les armes de la résistance sont encore là, Mohammad Raad s’est demandé à qui profite une telle exigence si ce n’est à l’ennemi israélien qui ferait ainsi l’économie d’une nouvelle guerre pour détruire les armes de la résistance. « Discutons franchement et sérieusement, a déclaré hajj Raad, des erreurs éventuelles commises par les armes de la résistance, mais évitons de balayer tous les acquis et toutes les réalisations de cette même résistance, pour des raisons politiciennes, alors que la destruction de la résistance reste un objectif stratégique pour Israël. » Hajj Raad a encore estimé que le refus de participer au dialogue est l’indice de mauvaises intentions à l’égard du pays.
De son côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Fayçal Karamé, a estimé que le pays restera sur une pente inquiétante tant que l’incendie de Tripoli ne sera pas éteint. Karamé a précisé que ceux qui croient que l’incendie de Tripoli peut rester limité au Nord se trompent. Il s’agit, selon lui, d’un prélude à un plan visant à entraîner l’ensemble du pays dans la crise syrienne, tout en paralysant l’armée et en détruisant les institutions de l’État. Il a rappelé que ce processus d’effritement interne sert en définitive le projet israélien. L’émir Talal Arslane a répondu à ce discours en insistant sur la nécessité de s’unir et d’appuyer le dialogue pour protéger non seulement le Nord, mais aussi l’ensemble de la patrie.
Les députés du bloc du Changement et de la Réforme Nabil Nicolas, Farid el-Khazen, Youssef Khalil et Émile Rahmé ont surtout axé leurs interventions hier sur la dynamisation de l’action gouvernementale, saluant l’initiative du général Michel Aoun qui a abouti à un accord sur un point aussi complexe que celui des dépenses publiques. Selon Nicolas, Aoun souhaite avant tout faciliter l’action du gouvernement et maintenir la stabilité au Liban. Farid el-Khazen a plutôt invité toutes les parties à participer au dialogue sans poser des conditions préalables. Il a aussi souhaité que les réunions de dialogue se poursuivent, car il s’agit, selon lui, d’un processus qui doit être dissocié de la position des différentes parties au sujet du gouvernement. Enfin, le ministre Gebran Bassil a jugé « importante » la proposition de Hassan Nasrallah sur une Assemblée constituante.
Les composantes du 8 Mars ont multiplié hier les déclarations favorables à la reprise du dialogue national, comme seule voie pour le règlement des problèmes internes. Le chef du bloc parlementaire de la Résistance Mohammad Raad a affirmé, dans ce cadre, que toutes les parties ont intérêt à se retrouver autour d’une table de dialogue pour régler les problèmes en suspens et mettre le Liban à l’abri de ce qui se passe en Syrie. Commentant les positions qui refusent tout dialogue sous prétexte que les armes de la résistance sont encore là, Mohammad Raad s’est demandé à qui profite une telle exigence si ce n’est à l’ennemi israélien qui ferait ainsi l’économie d’une nouvelle guerre pour détruire les armes de la résistance. « Discutons franchement et sérieusement, a déclaré hajj Raad, des erreurs...
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