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La Dernière

Les derniers instants de Lincoln, un témoignage retrouvé après 147 ans

Histoire
OLJ
09/06/2012
Le témoignage d’un jeune médecin qui a volé au secours d’Abraham Lincoln quand le président américain a été assassiné en 1865 vient d’être retrouvé aux Archives nationales de Washington, après une « disparition » de 147 ans. La copie des 21 pages d’un rapport du médecin militaire Charles A. Leale, 23 ans à l’époque, a été découverte par une chercheuse de l’association Papers of Abraham Lincoln, Helena Iles Papaioannou, au milieu de centaines de boîtes d’archives des services médicaux de l’armée, a annoncé l’association qui se consacre à l’œuvre écrite du 16e président des États-Unis.
Charles Leale, diplômé de médecine depuis alors six semaines, raconte, dans un témoignage écrit quelques heures après les faits, comment il se trouvait ce 14 avril 1865 au théâtre Ford de Washington, à une dizaine de mètres de la loge du président. « La représentation de la pièce Our American Cousin (Notre cousin américain) suivait agréablement son cours quand on a pu très nettement entendre un coup de feu. Une minute après, on a vu un petit homme sauter (de la loge) sur la scène », écrit le médecin qui ignorait alors l’identité du meurtrier John Wilkes Booth. « Il y a eu des cris “le président a été assassiné” puis “Tuez le meurtrier” », rapporte ensuite le jeune médecin, qui s’est « précipité vers la loge ».
« Dès que la porte s’est ouverte et que je suis entré, on m’a présenté à Mme Lincoln qui m’a dit “Oh, docteur, faites ce que vous pouvez pour lui, faites ce que vous pouvez”. Je lui ai dit que nous ferions notre possible », poursuit-il. Le jeune homme, premier médecin à arriver sur place, raconte ensuite de manière très clinique l’état du président, comment il repère la balle dans la tête et fait demander « de l’eau-de-vie et de l’eau ». Les médecins officiels arrivent sur place et on décide de transporter Abraham Lincoln dans une maison voisine où « nous avons placé le président en diagonale sur un lit, le lit était trop court », écrit Charles Leale. Après avoir examiné la blessure, « rien de plus n’a été fait si ce n’est empêcher le sang de coaguler », poursuit le rapport évoquant le pouls intermittent du président et son souffle de plus en plus difficile.
« À 7h20, il a rendu le dernier soupir et son âme s’est envolée vers Dieu », ajoute le témoin. Pour Daniel Stowell, directeur de l’association, « ce rapport est remarquable car c’est un témoignage pris sur le vif, et émouvant.
On peut sentir combien Leale et les autres médecins se sentaient impuissants mais, en même temps, il ne sombre pas dans la sentimentalité », dit-il. Abraham Lincoln (1809-1865), l’un des présidents américains les plus admirés – et le premier à être assassiné –, avait été élu quelques semaines avant le début de la guerre de Sécession et tué cinq jours après la fin officielle du conflit qui a opposé le Nord et le Sud. Il reste dans l’histoire comme celui qui a signé l’émancipation des Noirs, qui a conduit à l’abolition de l’esclavage.
               (Source : AFP)

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