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Liban - Baabda

Sleiman s’inscrit en faux contre l’appel de Nasrallah à une Assemblée constituante

Le 14 Mars continue d’hésiter au sujet de sa participation au dialogue.
Le président de la République, Michel Sleiman, a opposé implicitement une fin de non-recevoir hier à la proposition d’Assemblée constituante formulée par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans son derniers discours, tout en soulignant que le système politique libanais reste « ouvert au changement » et en faisant la promotion du dialogue.
« Par le dialogue, nous ferons évoluer notre système ouvert sur le changement, après avoir parachevé son application, sans entrer dans de nouvelles crises », a déclaré le chef de l’État, qui s’exprimait dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement.
M. Sleiman laissait entendre ainsi qu’il faudrait finir de la mise en œuvre de toutes les clauses de l’accord de Taëf avant de penser à un changement du système.
Défendant son initiative de relance du dialogue, le président a, en outre, souligné que « les guerres et les crises ont prouvé que le dialogue permanent est un fondement du développement durable ».
« Par le dialogue, nous consacrerons l’unité de l’État et nous nous entendrons sur une stratégie défensive basée sur les piliers de la force dont jouit l’armée. Par le dialogue, nous nous mettrons d’accord sur l’unité de la sécurité nationale, ce qui nous permettrait de retirer les armes de la discorde et d’exercer notre rôle d’ingérence positive », a-t-il ajouté.
La proposition du secrétaire général du Hezbollah a reçu par ailleurs des échos négatifs au sein du 14 Mars. Le bloc du Futur a considéré que le Hezbollah « s’efforce d’obtenir un amendement de la Constitution et un changement du système à l’aide du rayonnement de ses armes ».
Le député Boutros Harb a pour sa part clairement indiqué qu’il refusait cette proposition « qui survient en pleine tempête intérieure et régionale, à l’heure où une partie des Libanais a recours aux armes ».
Selon lui, « ce qu’il faut aujourd’hui, c’est renforcer Taëf et appliquer ce qui ne l’a pas encore été ».
Quant au secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid, il a estimé que « proposer la mise en place d’une Assemblée constituante signifie que le système politique libanais a entièrement échoué, ce qui est exagéré ».
M. Souhaid a indiqué, en outre, que le mémorandum que l’opposition compte remettre au chef de l’État, en relation avec le dialogue, « n’est pas encore entièrement au point ». « Mais nous affirmerons au président Sleiman notre attachement à Taëf et notre refus de considérer que ce qui se passe au Liban est une crise de système ».
Dans les milieux du mouvement Amal, où l’on se sent pris entre deux feux lorsqu’il est question de toucher à l’accord de Taëf, on s’efforce d’opérer une synthèse. « La tenue d’une Assemblée constituante n’abolit pas Taëf, elle le renforce », a ainsi estimé Ali Khreiss, député proche du président de la Chambre Nabih Berry.
Pour ce qui est du dialogue à proprement parler, le bloc du Futur a réaffirmé hier son intention de soumettre une « initiative de sauvetage » au chef de l’État avant le 11 juin, date fixée par Baabda pour la reprise du dialogue.
Samir Jisr, député de Tripoli et membre du bloc, a pour sa part indiqué que le 14 Mars n’avait pas encore pris une décision ferme de participer ou non à la réunion du 11 juin.
Quant à Moustapha Allouche, membre du bureau politique du Futur, il a affirmé que la participation du 14 Mars est probable, « mais sur la base d’assurances en vertu desquelles le dialogue devrait déboucher sur le retrait des armes non légales ».
Le président de la République, Michel Sleiman, a opposé implicitement une fin de non-recevoir hier à la proposition d’Assemblée constituante formulée par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans son derniers discours, tout en soulignant que le système politique libanais reste « ouvert au changement » et en faisant la promotion du dialogue.« Par le dialogue, nous ferons évoluer notre système ouvert sur le changement, après avoir parachevé son application, sans entrer dans de nouvelles crises », a déclaré le chef de l’État, qui s’exprimait dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement.M. Sleiman laissait entendre ainsi qu’il faudrait finir de la mise en œuvre de toutes les clauses de l’accord de Taëf avant de penser à un changement du système.Défendant son initiative de...
commentaires (5)

Et le Président de la République a très bien fait !

SAKR LEBNAN

06 h 16, le 07 juin 2012

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Commentaires (5)

  • Et le Président de la République a très bien fait !

    SAKR LEBNAN

    06 h 16, le 07 juin 2012

  • N'importe qu'elle proposition autre que la négociation de la remise des armes du Hezbollah a l’état en premier lieu est mal venue! Une fois ce chapitre clos tout le reste suivra!

    Pierre Hadjigeorgiou

    10 h 54, le 06 juin 2012

  • Les "Récents Moyens" de la Classe Moyenne "fakihiste", essentiellement Non-Citadins, constituent une Masse importante dont les membres vivent tous dans la même situation d'entre "deux chaises" politique, sans être unis par leur conscience de cette même "Instabilité". Leurs Petites "Nouvelles richesses" les isolent les uns des autres au lieu de les amener à des relations étroites ! Cet Isolement est aggravé par l'éloignement de la Ville. Chacun de ces "New Moyens" se suffit presque à lui-même, bien plus par un échange avec ses proches que par un échange avec "les autres" de la société : Le Petit lopin de terre, ce "Moyen" et sa maison ; à côté, un autre Petit lopin, un autre "Moyen" avec une autre maison ! Ainsi ils ne constituent pas une catégorie Politique homogène. "Nouveaux Moyens", ils ne veulent pas encore défendre leurs intérêts en leur propre nom et veulent donc être représentés par des "Spécialistes de la Sublimation ?" qui doivent leur paraitre et "Apparaître !" comme une Autorité Supérieure et Sublime mahéék ?.... comme un "Fakîîh" ou un "Waliyoulfakîîh" quoi, au choix, qui les protège des "autres" et qui leur envoie "d'en Haut" la pluie et le beau temps essentiellement, ya hassértééhh, sur leurs "Nouvelles richesses" ! Leur influence trouve ainsi son ultime expression dans leur "Acceptation" du Pouvoir d’un Seul et Unique "néo et divin guide, un waliiy du fakîîh ou un fakîîh du waliiy".

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    07 h 59, le 06 juin 2012

  • - - Les Futuristes et leurs Z' alliés du 14 ont peur de dialoguer pour ne pas avoir à répondre à des questions essentielles qui les concernent comme la corruption , maintenant que l'actuelle majorité est au pouvoir et aux Z' affaires , elle a eu accès aux dossiers sensibles cachés pendant longtemps par les anciens responsables de leur ancienne majorité inexistante devenue minorité .. Donc la seule chose qu'ils pratiquent depuis la fuite de leur chef , est la fuite en usant pour cela et comme supports et arguments , des prétextes constitutionnels qui ne tiennent plus la route qui finira s'ils continuent avec leur blocage , de se bloquer eux même et de bloquer leur chemin électoral qui n'est plus crédible auprès de leurs militants ou ce qui en reste de ceux-la !!

    JABBOUR André

    02 h 03, le 06 juin 2012

  • Tout le Liban "s'inscrit en faux contre l'appel de Nasrallah à une Assemblée constituante". Pourquoi ? Parce que tout le Liban juge strictement impossible d'être d'accord avec Nasrallah, ne fût-ce que pour une une minute, que l'histoire du monde, même du monde musulman, a commencé avec la révolution khomeiniste et l'apparition de "wilayet el-faqih" en 1979, que l'histoire du Liban a commencé avec le Hezbollah en 1982, qu'il faut bouleverser ce pays de fond en comble et le refaire absolument en fonction de l'idéologie, des visées et des caprices du Hezbollah. Le seul qui n'a pas dit un mot, même hier après la réunion de son bloc du Changement et de la réforme, sur la proposition de Nasrallah de révolutionner le Liban et ainsi d'envoyer au diable tout ce qui y existe, y compris alors nécessairement "la feuille d'entente" chérie, c'est le général Aoun. Pourtant c'est la sainte couverture de mon général qui a mené et mène le Liban à toutes les actions "glorieuses" du Hezbollah et à tout ce que Nasrallah propose et impose depuis 2006. Alors que M le général daigne au moins dire ce qu'il en pense et ce que doivent penser ceux dont l'illusion ne tarit pas et qui le suivent encore. Il est nécessaire qu'ils sachent au moins ce qui va rester au général même après "l'appel" inattendu de Nasrallah.

    Halim Abou Chacra

    21 h 13, le 05 juin 2012

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