Le président de la Chambre, Nabih Berry, recevant les trois députés du bloc Joumblatt. Photo Hassan Ibrahim
« Nous avons parlé de tous les sujets, mais surtout de ce qui se passe aujourd’hui à Tripoli, a dit M. Aridi à l’issue de la réunion. Nous nous sommes entendus sur la vérité suivante : l’expérience passée et l’histoire du pays nous ont appris qu’en temps de crise, il nous faut regarder en direction des institutions, et d’abord de l’armée. Nous sommes convenus en outre que les règlements sont toujours de nature politique. Entre communautés libanaises, le règlement ne saurait être sécuritaire. Il faut que, très sagement et rationnellement, nous en convenions tous et nous garder de toute impulsivité ou illusion selon laquelle une solution sécuritaire peut porter ses fruits ou apporter la stabilité au pays. C’est exactement le contraire, a ajouté M. Aridi. Seul un règlement politique peut protéger nos institutions. »
Sur un autre plan, M. Aridi a plaidé pour le maintien en place du gouvernement, en dépit de la campagne menée par le 14 Mars réclamant son départ. « Il est du droit démocratique de l’opposition de réclamer un départ du cabinet Mikati, a-t-il affirmé en substance, mais à l’heure actuelle, force est de constater que le gouvernement rend service à tous ses opposants. Du reste, qu’attendre d’autre de l’opposition, quand de l’intérieur même du gouvernement, des voix si discordantes se font entendre. »
Le rendez-vous du 11 juin
Le rendez-vous du 11 juin est déterminant, a encore dit en substance M. Aridi. « Nous avons toujours dit qu’il n’y a pas d’alternative au dialogue, que c’est la seule voie pour régler nos différends. Le dialogue est un état permanent, il n’est pas optionnel ou saisonnier, ou encore circonstanciel. C’est un état de fait permanent dont l’envers est le divorce, avec tout ce que ce divorce entraîne comme accusations de félonie, soupçons, exacerbation des frustrations et défis, avec tout ce que le vocabulaire peut charrier de haine dont les résultats ne sont que trop visibles sur le terrain. Certes, nous ne voulons décider à la place de personne, mais en même temps, nous invitons tout le monde au dialogue », a-t-il souligné.
Par ailleurs, M. Aridi a écarté l’idée de la tenue d’une Assemblée constituante telle que l’envisage le secrétaire général du Hezbollah. « Commençons par la conférence de dialogue. Nous verrons après », a-t-il dit.


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