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Liban

Libération des deux ouvriers agricoles enlevés à Abboudiyé par l’armée syrienne

« Nous préférons mourir en Syrie que vivre au Liban », disaient hier beaucoup d’ouvriers syriens qui ont décidé, en masse, de quitter le Liban, fût-ce au péril de leur vie. Photo LBCI

Le secrétaire général du Conseil supérieur libano-syrien, Nasri Khoury, a remis hier en fin d’après-midi à l’armée, au poste-frontière de Abboudiyé, au Liban-Nord, les deux otages Mohammad Yassine Merhebi et Mehdi Hamdane qui avaient été enlevés par des militaires syriens la semaine dernière alors qu’ils labouraient leurs champs, non loin de la frontière.
Merhebi et Hamdane devaient être accueillis, en soirée, comme des héros dans le Akkar. Ils ont décliné l’invitation du chef alaouite de Baal Mohsen, Ali Eid, qui avait proposé de mettre à leur disposition sa propre voiture afin qu’ils rentrent chez eux.
Hamdane a souligné dans un entretien télévisé qu’il a été victime de torture.
C’est dans l’après-midi d’hier que le secrétaire général du Conseil supérieur libano-syrien avait été informé que les autorités syriennes remettraient les deux otages au Liban.
Par ailleurs, hier, en soirée, le corps de Ali Adnane Hussein Mohammad, originaire du village de Anabi dans le Akkar, a été retrouvé dans le fleuve de Nahr el-Kébir. La famille de Mohammad avait indiqué il y a un mois qu’il avait été enlevé, à Abboudié, par l’armée syrienne.

Départs massifs d’ouvriers syriens
D’autre part, une autre frontière, celle de Masnaa, est témoin d’un important embouteillage depuis hier matin du fait que des foules d’ouvriers syriens ont décidé de rentrer chez eux. Selon des informations en provenance de la Békaa, ce mouvement d’ouvriers syriens de retour au pays dure depuis trois jours et est dû à des rumeurs selon lesquelles la frontière entre la Syrie et le Liban sera fermée de façon permanente.
D’autres sources ont rapporté que les ouvriers quittent le Liban à cause des insultes et des pressions qu’ils subissent dans diverses régions libanaises après l’enlèvement des pèlerins chiites à Alep.
Vu le rush des ouvriers voulant rentrer chez eux, le système informatique qui enregistre les voyageurs passant la frontière entre les deux pays est tombé en panne. Il semble qu’il s’agit là de la cause principale de l’embouteillage à Masnaa, hier.
Selon des sources à la frontière, plus de 27 000 ouvriers syriens ont quitté le Liban au cours des derniers jours.
Noton que selon une source diplomatique syrienne à Beyrouth, « l’ambassade n’a donné aucune consigne à ses ressortissants de quitter le Liban ».

Quatre blessés
Par ailleurs, trois blessés ont été transférés hier de Syrie à travers la frontière de Sarghaya-Maaraboun à l’hôpital universitaire Dar al-Amal.
Il s’agit du Libanais Malek Adnane Dekko, né en 1987, et des Syriens Khaled Nasser Soussak, né en 1988, et Yéhia Majed Douk.
Un troisième blessé syrien, Ali Hussein Azzo, né en 1992, a été transporté à l’hôpital de Chtaura à travers la frontière située au niveau de la ville de Toufeil, dans la Békaa.
Au niveau des réactions, l’ancien député Talal Merhebi a dénoncé les violations syriennes continues du territoire libanais ainsi que les enlèvements récurrents de Libanais à la frontière entre les deux pays. Les Libanais qui habitent les villages frontaliers du Akkar vivent dans l’inquiétude constante, et ce à cause des nombreux kidnappings, a-t-il dit, appelant l’armée et les FSI à agir pour protéger les citoyens.
Pour sa part, le député Ibrahim Kanaan a appelé les Libanais à ne pas importer la crise syrienne dans leur pays, que ce soit à travers l’intervention du régime syrien ou à travers Borhane Ghalioun (président du Conseil national syrien).
Le secrétaire général du Conseil supérieur libano-syrien, Nasri Khoury, a remis hier en fin d’après-midi à l’armée, au poste-frontière de Abboudiyé, au Liban-Nord, les deux otages Mohammad Yassine Merhebi et Mehdi Hamdane qui avaient été enlevés par des militaires syriens la semaine dernière alors qu’ils labouraient leurs champs, non loin de la frontière.Merhebi et Hamdane devaient être accueillis, en soirée, comme des héros dans le Akkar. Ils ont décliné l’invitation du chef alaouite de Baal Mohsen, Ali Eid, qui avait proposé de mettre à leur disposition sa propre voiture afin qu’ils rentrent chez eux. Hamdane a souligné dans un entretien télévisé qu’il a été victime de torture. C’est dans l’après-midi d’hier que le secrétaire général du Conseil supérieur libano-syrien avait été...
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