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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Pyromania

 

Dès que deux personnes n’ont pas les mêmes opinions concernant un problème, si futile soit-il, c’est un embrasement général : des routes coupées, de la frayeur et un embouteillage inextricable.
Des énergumènes de tout bord entrent en action en brûlant des pneus.
Des fournaises sont éparpillées dans toutes les régions du pays, sans distinction d’allégeance, signe d’une mentalité générale de vertébrés inférieurs.
Cette pyromanie irresponsable fait fi de la vie et des occupations des gens, de la paix civile, de la pollution de l’atmosphère, des problèmes respiratoires des enfants, de l’économie et du tourisme, détournant vers d’autres cieux plus cléments tous ceux qui viennent au Liban, espérant inhaler un air pur.
Ces agissements sont relatés dans la presse et acceptés par la population dépitée, sans état d’âme, comme si c’était une résignation tacite.
Une mesure musclée, pour freiner la fougue de ces écervelés qui dictent leur loi de la jungle, s’impose.
C’est alors que « La danse du feu », de « L’amour sorcier », de Manuel de Falla, demeure un divertissement et non un enfer.
Sinon affréter, sous pavillon libanais, un cargo de pneus usagés, serait une affaire lucrative, car le stock tire à sa fin. Avis aux amateurs de gain facile.

Paul HADDAD

La sauvagerie chez l’humain

 

Ayant reçu par e-mail un petit film sidérant sur une femelle léopard qui, après avoir tué une femelle chimpanzé, découvre le petit de sa victime et délaisse sa proie pour prendre soin du nouveau-né, je n’ai pas pu m’empêcher de comparer ces images avec celles, insoutenables, des corps déchiquetés des enfants de Houla, en me demandant qui, de la bête ou de l’humain, est le plus sauvage.

Dolly TALHAMÉ

Santé en danger

 

Une infection nosocomiale est une infection contractée dans un établissement de santé. Le terme nosocomial vient du grec nosous, maladie et de komein, soigner, qui forment le mot nosokomeion, hôpital. À l’échelle mondiale, l’OMS estime à 1,4 million le nombre de personnes souffrant à un moment d’une infection contractée à l’hôpital. Les trois micro-organismes les plus fréquemment responsables des infections nosocomiales en France sont Escherichia coli (25 %), Staphylococcus aureus (19 %, dont 52 % résistants à la méticilline) et Pseudomonas aeruginosa (10 %). Au Liban, cette infection qui se propage de plus en plus dans nos grands hôpitaux est vite niée par nos médecins, et chaque institut menace tout praticien ou aide-clinicien ou surtout infirmières de les remercier à la fin du mois s’ils osent révéler ce secret, alors que tout pharmacien, au vu d’une prescription, ne tarde pas à vous confirmer que ces virus rares ne peuvent être attrapés que dans les hôpitaux. Et avec les antibiotiques prescrits, ils ne sont pas seulement hors de prix mais presque introuvables pour un traitement de six semaines. Même le ministère de la Santé ne peut vous assurer la dose prescrite. Un malade fraîchement opéré dune myocardite risque probablement sa vie et une seconde opération qui sera sûrement plus risquée. Vous aurez donc beau vous plaindre, vous ne serez point remboursé par l’assurance, l’acident n’étant pas reconnu dans le contrat. À qui donc s’adresser ?

Nazira A. SABBAGHA

Pyromania
 
Dès que deux personnes n’ont pas les mêmes opinions concernant un problème, si futile soit-il, c’est un embrasement général : des routes coupées, de la frayeur et un embouteillage inextricable.Des énergumènes de tout bord entrent en action en brûlant des pneus.Des fournaises sont éparpillées dans toutes les régions du pays, sans distinction d’allégeance, signe d’une mentalité générale de vertébrés inférieurs.Cette pyromanie irresponsable fait fi de la vie et des occupations des gens, de la paix civile, de la pollution de l’atmosphère, des problèmes respiratoires des enfants, de l’économie et du tourisme, détournant vers d’autres cieux plus cléments tous ceux qui viennent au Liban, espérant inhaler un air pur.Ces agissements sont relatés dans la presse et acceptés par la population...
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