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Liban - Polémique

Geagea : J’ai de la peine de ne pouvoir prendre part au dialogue...

Le leader des Forces libanaises Samir Geagea dénonce le « lien direct » entre Damas et le gouvernement libanais, qu’il faut résoudre préalablement à tout dialogue sérieux.
Le leader des Forces libanaises Samir Geagea a décliné à nouveau, fermement et sans équivoque, l’appel du chef de l’État Michel Sleiman à la table de dialogue, prévue le 11 juin. « J’ai de la peine de ne pouvoir répondre favorablement à l’appel au dialogue du président Sleiman, pour lequel nous portons le plus grand respect », a affirmé Samir Geagea, au cours d’un dîner à Meerab, en l’honneur des présidents des conseils municipaux et maires du Metn-Nord. Il a réitéré les raisons de ce refus, dont il a d’ailleurs fait part à l’ambassadrice des États-Unis Maura Connelly à Meerab hier. D’abord, l’ordre du jour prévu est centré sur la question des armes, « dont nous débattons depuis sept ans déjà. Un débat byzantin qui ne finit pas, alors que nous faisons face à des problèmes imminents, liés notamment aux derniers incidents sécuritaires en date, ainsi que les récentes positions des pays arabes modérés, prises à l’encontre du pays, pour ne pas dire contre lui ».
S’attardant d’abord sur les incidents du Liban-Nord, « qui ont failli nous entraîner dans un labyrinthe sans fin », Samir Geagea a estimé que « la cause de ces troubles est la présence même de l’actuel gouvernement (...) dont la majorité des composantes, et en dépit des efforts du chef de l’État, s’associe sans détour au régime syrien ». Ainsi, la politique de distanciation dont se prévaut le gouvernement serait, pour le leader chrétien, discréditée par « un ministre des Affaires étrangères qui agit comme s’il était le chef syrien de la diplomatie ».

Coïncidences... ?
Samir Geagea s’est interrogé en outre sur « la coïncidence entre l’arrestation de Chadi al-Mawlaoui et, cinq jours plus tard, la mort des deux cheikhs, tous étant de fervents partisans des insurgés syriens et des activistes de l’opposition. Et avant cela, le rapt des frères Jassem et de Chebli
el-Ayssami au Liban est-il pure coïncidence ? Pourquoi le gouvernement ne reconnaît-il pas l’existence de réfugiés syriens aux frontières ? »
Un autre argument appuyant « le lien direct entre ce gouvernement et Damas, l’appel de pays amis, comme les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn, mettant en garde leurs ressortissants contre le risque de voyager au Liban. Si ceci n’est pour l’instant qu’une mesure de précaution ponctuelle, elle signifie que ces pays de la modération arabe perçoivent le gouvernement libanais comme relevant entièrement du régime syrien ».
Loin de lui l’idée de remettre en doute les intentions du chef de l’État, « qui fait de son mieux pour faire avancer la situation », Samir Geagea a réaffirmé que « la relance du dialogue à l’heure actuelle est, à mon avis, une grande perte de temps, qui, de surcroît, détournera l’attention des nombreuses violations commises par le gouvernement ». Et de conclure sur ce point : « Nous ne prenons pas position contre le dialogue en soi, mais contre les actes de l’actuel gouvernement (...). Nous ne sommes pas contre le dialogue, mais nous voulons un dialogue sérieux. »

L’armée, seule et unique solution
Pour le leader des FL en effet, rien ne semble présager d’un sérieux à la table de dialogue, à l’heure où « les responsables du Hezbollah continuent de déclarer que leurs armes sont au-delà de tout débat, voire même de l’armée (...), au lieu de proposer des issues relatives à leur arsenal ». Rappelant que « c’est le 8 Mars qui s’était retiré de la table de dialogue en 2010 », Samir Geagea a affirmé que l’enthousiasme de l’actuelle majorité à prendre part à ce dialogue « accuse l’embarras où elle se trouve, l’incitant à recourir à la table de dialogue uniquement pour la forme ».
En outre, Samir Geagea a tenu à saluer l’armée, « qui reste pour nous la seule et unique solution ». « Nous tenons profondément à cette institution, puisque nous parions exclusivement sur l’État et sa force militaire, que symbolise l’armée », a-t-il souligné. Il a appelé le commandement de l’armée à « suivre l’enquête jusqu’au bout dans l’incident de la mort des deux cheikhs Ahmad Abdel Wahed et Mohammad Hussein Merheb, afin de fournir à l’opinion publique des résultats transparents, au nom de l’intégrité de l’institution militaire, qui ne doit supporter aucun doute ».
Par ailleurs, le coordinateur des FL au Metn-Nord Eddy Abillama, présent au dîner de Meerab, a prononcé une allocution de circonstance. Rappelant que « le peuple est le premier juge, avant l’histoire, des actes et des discours politiques », il s’est adressé aux habitants du Metn, « bercail du concept moderne de l’entité
libanaise ».
Le leader des Forces libanaises Samir Geagea a décliné à nouveau, fermement et sans équivoque, l’appel du chef de l’État Michel Sleiman à la table de dialogue, prévue le 11 juin. « J’ai de la peine de ne pouvoir répondre favorablement à l’appel au dialogue du président Sleiman, pour lequel nous portons le plus grand respect », a affirmé Samir Geagea, au cours d’un dîner à Meerab, en l’honneur des présidents des conseils municipaux et maires du Metn-Nord. Il a réitéré les raisons de ce refus, dont il a d’ailleurs fait part à l’ambassadrice des États-Unis Maura Connelly à Meerab hier. D’abord, l’ordre du jour prévu est centré sur la question des armes, « dont nous débattons depuis sept ans déjà. Un débat byzantin qui ne finit pas, alors que nous faisons face à des problèmes imminents,...
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