Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni hier en présence du coordonnateur spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Moyen-Orient. Après avoir entendu l’exposé de Robert Serry, le Conseil a eu des consultations à huis clos ; Robert Serry qui a jugé que le mois écoulé a été marqué par « plusieurs événements difficiles ayant un potentiel déstabilisateur sur la situation sur le terrain. Chacun d’eux a pu être pour l’instant surmonté. Nous nous dirigeons peut-être dans une direction plus positive », a-t-il assuré avec un zeste d’espoir.
Évoquant la situation au Liban, il a indiqué qu’au cours du dernier mois, la situation dans la zone d’opérations de la Finul « est restée calme dans son ensemble », mais que la situation générale du pays « a été volatile. Malgré les efforts du gouvernement libanais pour maintenir sa politique de “dissociation” par rapport à la crise syrienne, un certain nombre d’incidents ont ravivé les inquiétudes sur l’impact de ce conflit », a-t-il averti. Robert Serry a ainsi rappelé les affrontements du 12 mai à Tripoli entre sunnites et alaouites et qui ont créé une « situation sécuritaire qui reste un sujet de préoccupation ». Il a également évoqué l’incident du 20 mai au Akkar où deux cheikhs sunnites ont été tués par l’armée libanaise à un barrage, « suscitant des protestations dans tout le pays », des affrontements « entre les différents groupes sunnites dans un quartier de Beyrouth », ainsi que l’enlèvement en Syrie de pèlerins libanais de retour d’Iran, deux jours plus tard, « provoquant des protestations dans la banlieue sud de Beyrouth ». Ces incidents ont poussé « les dirigeants de tout le spectre politique libanais à appeler au calme et à conjuguer leurs efforts pour la libération des otages, », a-t-il souligné.
C’est dans ce contexte-là « qu’un certain élan » a eu lieu vers une reprise du dialogue national au Liban, a noté Robert Serry. Et d’ajouter devant le Conseil : « Le président libanais Michel Sleiman a indiqué qu’il avait l’intention de convoquer à nouveau les dirigeants politiques pour un dialogue renouvelé au début du mois prochain. » Cette initiative a été bien accueillie notamment par le président de la Chambre, Nabih Berry, et par le Premier ministre Nagib Mikati, et a reçu « le soutien actif » du monarque saoudien, Abdullah ben Abdel Aziz, a-t-il affirmé. Il a par ailleurs assuré qu’au cours des deux dernières semaines, le coordonnateur spécial des Nations unies au Liban, Derek Plumbly, est resté en « contact permanent » avec les dirigeants de « tout le spectre politique libanais, encourageant le dialogue et la modération ».
Robert Serry a enfin indiqué que le Liban a accueilli plus de 26 000 réfugiés syriens sur son territoire. « L’ONU continue de coordonner étroitement avec le gouvernement libanais pour la fourniture d’une assistance », a-t-il dit.
Évoquant la situation au Liban, il a indiqué qu’au cours du dernier mois, la situation dans la zone d’opérations de la Finul « est restée calme dans son ensemble », mais que la situation générale du pays « a été volatile. Malgré les efforts...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
L'ONU s'inquiète...fichtre...quel sens de l'observation...nous sommes éberlués....nous çà fait juste 40 ans qu'on s'inquiète...bravo,messieurs de l'ONU...mieux vaut (pé) tard que jamais...
04 h 02, le 30 mai 2012