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Liban - Politique

Le Futur juge le gouvernement en place « inapte » à accompagner le dialogue

Pour Nagib Mikati, les retrouvailles des chefs autour d’une table auront des effets positifs sur le pays.

M. Mikati présidant le Conseil des ministres au Grand Sérail.Photo Dalati et Nohra

C’est une prise de position pour le moins mitigée que le bloc parlementaire du Futur a adoptée hier au sujet de l’appel du président de la République, Michel Sleiman, à la reprise de la conférence du dialogue national le 11 juin prochain à Baabda.
Rendant hommage au rôle « rassembleur » du chef de l’État, le bloc s’est prononcé en faveur du dialogue, mais d’un dialogue qui soit « productif » et destiné à la base à régler définitivement le litige sur la question des armes. Sans préciser ses intentions pour ce qui est de la séance du 11 juin, il a souligné que le gouvernement en place est « inapte » à accompagner le processus de dialogue.
De son côté, le Premier ministre, Nagib Mikati, qui dirigeait hier une réunion du cabinet au Grand Sérail, a estimé nécessaire de « ne pas rater l’occasion réelle de salut du Liban » que constitue selon lui la reprise des séances de dialogue.
« Les retrouvailles des chefs politiques autour de la table de dialogue auront des effets positifs sur le pays et adresseront un signal également positif aux États frères et amis concernés par l’intérêt du Liban et de son peuple », a ajouté M. Mikati.
« L’objectif du dialogue est de permettre le débat sur les thèmes essentiels qui suscitent des désaccords entre les Libanais », a encore dit le chef du gouvernement, cité par le ministre de l’Information, Walid Daouk, à l’issue du Conseil des ministres.
Pour en revenir au bloc du Futur, réuni hier comme chaque mardi sous l’égide de son chef, Fouad Siniora, il a souligné « l’importance du rôle que joue le président de la République en tant que garant de la Constitution, surtout parce qu’il confirme son attachement aux principes de base qu’il avait proclamés au moment de son élection, notamment le non-alignement sur les camps en présence dans le pays ».
Cette attitude « a préservé le Liban de nombreux problèmes et illustré l’importance du rôle rassembleur du chef de l’État », ajoute un communiqué publié à l’issue de la réunion.
Tout en s’affirmant « en faveur du dialogue entre Libanais » et en saluant l’initiative du président Sleiman, le communiqué rappelle que « les parties qui avaient empêché la mise en œuvre des résolutions précédentes du dialogue, puis avaient saboté le dialogue sont connues de tous les Libanais. Ce sont d’ailleurs ces mêmes parties qui se sont retournées contre ce qui avait été convenu à Doha ».
Pour le bloc, « le dialogue doit être productif et ne pas comporter de conditions tacites au sujet du thème principal, les armes ». « Le point de départ essentiel de tout dialogue doit se fonder sur un règlement définitif de la question des armes, dans le sens de la consécration du monopole de l’État », souligne le texte.
Le communiqué relève d’autre part que le gouvernement en place est « inapte à servir de cadre pour accompagner le dialogue du fait de son unilatéralisme politique et de ses échecs retentissants dans tous les domaines ».
« Les forces du 14 Mars avaient fait état de leur intention de soumettre très prochainement au chef de l’État une initiative de sauvetage. Elles confirment leur volonté d’agir en force pour aider à pousser le dialogue entre Libanais en avant », ajoute le texte.
De son côté, le député Nabil de Freige s’est montré sceptique hier au sujet des résultats à attendre d’une reprise du dialogue « à l’heure où la majorité refuse d’assouplir sa position au sujet des armes ».
« Le dialogue est nécessaire, mais pas pour que l’on se moque des Libanais ni que l’on aille prendre des photos à Baabda », a-t-il dit.
De plus, a-t-il souligné, « les résolutions du dialogue doivent être mises en œuvre par le Conseil des ministres. Or les membres du gouvernement en place sont incapables de prendre des résolutions entre eux-mêmes. Comment pourraient-ils appliquer celles de la table de dialogue » ?
Son collègue Atef Majdalani a souligné que son camp n’a « jamais été contre le dialogue ». « Mais nous n’acceptons pas que d’aucuns réclament un dialogue sans conditions alors que, dans les faits, ils tentent de nous imposer leurs conditions », a-t-il dit.
Plus direct, le député Jean Oghassabian s’est prononcé « pour un dialogue coïncidant avec la chute du gouvernement ».
Par ailleurs, le chef du Parti arabe démocratique (alaouite), Ali Eid, a adressé un mémorandum au chef de l’État, au président de la Chambre et au Premier ministre, les priant d’inclure un représentant de la communauté alaouite à la conférence du dialogue national, sous peine de porter un grand coup à l’existence de cette communauté.
C’est une prise de position pour le moins mitigée que le bloc parlementaire du Futur a adoptée hier au sujet de l’appel du président de la République, Michel Sleiman, à la reprise de la conférence du dialogue national le 11 juin prochain à Baabda.Rendant hommage au rôle « rassembleur » du chef de l’État, le bloc s’est prononcé en faveur du dialogue, mais d’un dialogue qui soit « productif » et destiné à la base à régler définitivement le litige sur la question des armes. Sans préciser ses intentions pour ce qui est de la séance du 11 juin, il a souligné que le gouvernement en place est « inapte » à accompagner le processus de dialogue.De son côté, le Premier ministre, Nagib Mikati, qui dirigeait hier une réunion du cabinet au Grand Sérail, a estimé nécessaire de « ne pas rater l’occasion...
commentaires (3)

Mikati,cet inconnu....plus je le vois agir,plus je me dis que c'est un homme hors du commun...après tout,qu'est ce qu'il en a à foutre?Objectivement!Il est richissime...il pourrait être ailleurs....il est couvert d'insultes tous les jours par les deux bords....et pourtant,pourtant....il est toujours là...intêret personnel....j'en doute....amour du pays,je le crois de plus en plus....Lui et le Président semblent sur une autre longueur d'onde...comme s'ils avaient pris une autre dimension,induite par leurs fonctions...alors,M le Président,M. le Premier...bon courage et bon vent....

GEDEON Christian

07 h 36, le 30 mai 2012

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Commentaires (3)

  • Mikati,cet inconnu....plus je le vois agir,plus je me dis que c'est un homme hors du commun...après tout,qu'est ce qu'il en a à foutre?Objectivement!Il est richissime...il pourrait être ailleurs....il est couvert d'insultes tous les jours par les deux bords....et pourtant,pourtant....il est toujours là...intêret personnel....j'en doute....amour du pays,je le crois de plus en plus....Lui et le Président semblent sur une autre longueur d'onde...comme s'ils avaient pris une autre dimension,induite par leurs fonctions...alors,M le Président,M. le Premier...bon courage et bon vent....

    GEDEON Christian

    07 h 36, le 30 mai 2012

  • Une erreur du Futur et du 14 Mars. Ce ne devrait point être une condition préalable, mais une proposition à débattre durant le Dialogue. Le Peuple ne pardonnera guère les fautes, que ce soit celle du Futur et du 14 Mars, ou celle du Hezb, et ses inféodés, qui annonce, avec tambour et trompette, à l'avance, qu'on discutera des armes uniquement pour les lui approuver. Et...peut-être, pour l'en féliciter ? Tous ces responsables/irresponsables considèrent le Peuple comme des moutons de Panurge ! Libanais, RÉVEILLEZ-VOUS !

    SAKR LEBNAN

    01 h 07, le 30 mai 2012

  • - - Le futur à peur de ne pouvoir inonder les urnes par des voix achetées si ce gouvernement supervise les législatives comme ils le firent en 2005 et en 2009 ...Eh bien qu'ils sachent que ce gouvernement sera toujours la pendant les élections , que leurs pétrodollars ne circuleront pas facilement cette fois ci .

    JABBOUR André

    00 h 22, le 30 mai 2012

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