Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Un grand président

Par Nady TYAN
La très grande majorité des Français a constaté facilement au cours de la campagne présidentielle française à quel point les médias, tant dans la façon de rapporter les événements que dans leurs commentaires et dans la manière dont ils ont organisé les débats, ont matraqué systématiquement l’ancien président Nicolas Sarkozy. Jamais un candidat n’a fait l’objet d’une telle campagne frisant parfois la haine du personnage. Par ailleurs, comme de nombreuses personnes l’ont constaté facilement, le vote des Français était dirigé beaucoup plus contre Sarkozy que par adhésion au programme du président Hollande. Il s’agit là de faits difficilement contestables.
Cela étant et contrairement aux reproches faits à M. Sarkozy, la politique menée par lui a été très courageuse et bénéfique à la France.
En effet, M. Sarkozy a entrepris, entre autres, quatre principales réformes qu’il savait impopulaires tout en sachant qu’il allait se représenter. Aucun président avant lui n’avait eu, de peur de perdre sa popularité et faire perdre son clan, le courage de les entreprendre :
1- Devant le déficit abyssal de la Sécurité sociale, déficit né bien avant lui et qui ne faisait qu’augmenter sans espoir de trouver une solution, et bravant les syndicats, il a pu imposer la réforme des retraites, y compris la retraite à 65 ans. Quand on sait que la pension de retraite des Français est financée en partie par l’État, on peut mesurer les économies faites par le Trésor lorsque la loi oblige le salarié à continuer à travailler jusqu’à 65 ans et à cotiser en conséquence pour une pension à taux plein. La France s’endettait pour financer ces retraites à 60 ans et la dette devenait, avec la crise financière, intolérable. Il fallait avoir le courage d’imposer cette réforme et Sarkozy l’a fait... au détriment de sa popularité. Cela dit, les Allemands prennent leur retraite à 67 ans...
2- Sarkozy a réformé les universités et les a rendues seules responsables de leur budget alors que, auparavant, l’État les finançait sans aucun contrôle pratique, d’où des dépenses inconsidérées ordonnées par des fonctionnaires irresponsables pratiquement. Cette réforme aussi était impopulaire, mais nécessaire, et Sarkozy l’a faite.
3- Sarkozy a réformé la carte judiciaire française qui a eu pour but, entre autres, de réduire le nombre injustifié de tribunaux d’instance, et par voie de conséquence, de faire des économies substantielles. Tous les justiciables lésés par cette réforme et qui sont obligés de se déplacer plus loin pour ester en justice ne pouvaient qu’en vouloir à l’auteur de cette réforme. Donc elle ne pouvait que créer des ennemis, mais Sarkozy l’a faite.
4- Last but not least, alors que les syndicats, par leurs grèves souvent subites, paralysaient toute la France et empêchaient les pauvres citoyens d’exercer leur propre droit de se rendre dignement à leur lieu de travail ou à leur domicile, ou d’entreprendre un voyage d’affaires indispensable, M. Sarkozy a imposé aux syndicats le service minimum. Cette réforme ne mettait pas en cause le droit de grève, mais empêchait que cette liberté des syndicats n’empêche les autres citoyens d’exercer la leur, ce qui constitue le fondement même des libertés publiques en démocratie. Sarkozy l’a faite.
Il est pratiquement certain que le nouveau régime ne touchera que très peu à ces réformes qu’il sait indispensables. Il n’y aura que des assouplissements très étudiés et très encadrés qui ne toucheront pas à l’essentiel.
Les détracteurs de M. Sarkozy ont eu beau jeu de lui reprocher la recrudescence très sensible du chômage et le faible niveau de la croissance en France en limitant, comme par hasard, leur comparaison avec les Allemands qui, eux, entre autres, travaillent jusqu’à 67 ans. Ils ignorent délibérément et pour cause la situation des autres grands pays européens (Italie, Espagne, etc.).
La France aura connu un grand président sacrifiant en pleine crise financière internationale sa popularité (nécessaire évidemment pour une réélection), contrairement à ses prédécesseurs, dans l’intérêt supérieur du pays.
La très grande majorité des Français a constaté facilement au cours de la campagne présidentielle française à quel point les médias, tant dans la façon de rapporter les événements que dans leurs commentaires et dans la manière dont ils ont organisé les débats, ont matraqué systématiquement l’ancien président Nicolas Sarkozy. Jamais un candidat n’a fait l’objet d’une telle campagne frisant parfois la haine du personnage. Par ailleurs, comme de nombreuses personnes l’ont constaté facilement, le vote des Français était dirigé beaucoup plus contre Sarkozy que par adhésion au programme du président Hollande. Il s’agit là de faits difficilement contestables.Cela étant et contrairement aux reproches faits à M. Sarkozy, la politique menée par lui a été très courageuse et bénéfique à la France.En...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut