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Liban - Opposition

Hariri : Tant que je serai en vie, je m’opposerai aux armes

Le bloc du Futur réclame la démission immédiate du chef du gouvernement.

Le bloc du Futur réuni sous l’égide de Fouad Siniora. Photo Dalati et Nohra

Le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a réaffirmé hier son rejet de tout recours aux armes et appelé les Libanais à ne pas tomber dans les pièges dressés par « ceux qui veulent du mal » au Liban.
« Tant que je serai vivant, je m’opposerai aux armes », a écrit M. Hariri sur Twitter. Interrogé sur les accusations adressées au courant du Futur au sujet des heurts qui se sont produits dimanche soir à Tarik Jdidé, à Beyrouth, M. Hariri a répondu en utilisant un dicton libanais : « Le problème, a-t-il dit, c’est que d’aucuns tuent une personne puis vont à l’enterrement de la victime. »
De son côté, le bloc parlementaire du Futur, réuni hier comme chaque mardi sous l’égide de son chef, Fouad Siniora, a réclamé la démission du Premier ministre et réaffirmé son attachement « solide, ferme et tranchant à l’État libanais ».
« Il y a quelqu’un qui met au point une série de problèmes et de crises pour créer une tension et jeter le pays dans le chaos et les affrontements », note le bloc dans un communiqué lu au terme de la réunion.
« L’objectif à l’origine de tous ces incidents est apparu au grand jour dans le message adressé par le régime syrien au secrétaire général des Nations unies et transmis par son représentant, Bachar Jaafari », souligne le communiqué. Ce texte accuse grosso modo le Liban d’être devenu une base arrière pour l’opposition syrienne.
« Ce message, ajoute le texte, comporte des allégations mensongères qui ne reposent sur aucun fondement. » Or, déplore le bloc, « à l’exception d’un commentaire de parade de la part du Premier ministre, Nagib Mikati, le gouvernement libanais, à travers ses divers services, n’a pris aucune mesure sérieuse pour répliquer à ce message mensonger ».
M. Mikati s’était en effet contenté, vendredi dernier, de récuser les accusations syriennes dans une déclaration à la presse, mais aucun acte officiel n’a été décidé jusqu’ici pour les contrer.
Pour le bloc du Futur, « on pouvait, pour le moins, s’attendre à ce que le Conseil des ministres se réunisse aussitôt pour répondre aux questions suivantes » : Est-il d’accord avec la teneur du message syrien ? Est-il vrai que le chef de l’Armée syrienne libre est venu au Liban et qu’il travaille à la création d’une zone tampon dans la zone frontalière ? Que des armes destinées à la Syrie sont débarquées dans certains complexes balnéaires au Liban? Et que le message (syrien à l’ONU) a puisé ses informations auprès de certains services relevant du gouvernement libanais ?
Réclamant une protestation officielle libanaise auprès de l’ambassadeur de Syrie, le bloc va plus loin en soulignant la nécessité d’une « démission immédiate » du chef du gouvernement, tout en appelant les Libanais à « resserrer les rangs autour de l’État et de ses institutions et à rester attachés à l’armée libanaise et aux forces de l’ordre ».
« Il est nécessaire de rétablir le calme pour nous concerter au sujet des options et des alternatives nationales », souligne le communiqué, avant d’ajouter : « Que ce gouvernement tombe donc, afin que les Libanais puissent retrouver leur sécurité, leur tranquillité et leur confiance dans l’État et ses institutions. »
Au sujet de l’affaire Chadi Mawlaoui, le bloc du Futur estime que la relaxe du jeune islamiste « n’annule pas le fait qu’il avait fait l’objet d’une opération assimilable à un enlèvement à Tripoli de la part d’un service de sécurité officiel (la Sûreté générale) ».
« L’implication de certains membres de services de sécurité (dans cette affaire et celle du meurtre des deux dignitaires religieux à un barrage de l’armée dans le Akkar) a suscité chez les citoyens un état de défiance à l’égard de ces services supposés les protéger. Cela a poussé certains citoyens en colère à transgresser l’ordre public et à recourir à des procédés exprimant leur état d’une manière radicale que nous n’approuvons pas », souligne le bloc du Futur, réclamant la saisine de l’affaire du Akkar par la Cour de justice.
Le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a réaffirmé hier son rejet de tout recours aux armes et appelé les Libanais à ne pas tomber dans les pièges dressés par « ceux qui veulent du mal » au Liban.« Tant que je serai vivant, je m’opposerai aux armes », a écrit M. Hariri sur Twitter. Interrogé sur les accusations adressées au courant du Futur au sujet des heurts qui se sont produits dimanche soir à Tarik Jdidé, à Beyrouth, M. Hariri a répondu en utilisant un dicton libanais : « Le problème, a-t-il dit, c’est que d’aucuns tuent une personne puis vont à l’enterrement de la victime. »De son côté, le bloc parlementaire du Futur, réuni hier comme chaque mardi sous l’égide de son chef, Fouad Siniora, a réclamé la démission du Premier ministre et réaffirmé son attachement « solide, ferme et...
commentaires (9)

C'est édulcoré! Merci de publier, SVP ;o) - Je pense que c'est de la cohérence et un grand honneur pour H.N. mais aussi pour chaque Libanais que d'hériter la moral et l'esprit de l'Insigne Imam Moussa Sadr qui a connu, rappelons-le le triste sort qui lui a été réservé, et vous serez très surpris un jour de savoir par QUI... AUSSI parce qu'il s'adressait à ses frères Chrétiens de la patrie dans leurs églises, ceci pendant que plus hautes autorités religieuses des zarabies appellent à la destruction des lieux de culte des chrétiens sur les terres de l'Islam (!?). Je note avec satisfaction de pas appeler cette fois Mawlay S.H.N par le non d'une maladie! ça évolue dans le bon sens... c'est bien!

Ali Farhat

10 h 23, le 24 mai 2012

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Commentaires (9)

  • C'est édulcoré! Merci de publier, SVP ;o) - Je pense que c'est de la cohérence et un grand honneur pour H.N. mais aussi pour chaque Libanais que d'hériter la moral et l'esprit de l'Insigne Imam Moussa Sadr qui a connu, rappelons-le le triste sort qui lui a été réservé, et vous serez très surpris un jour de savoir par QUI... AUSSI parce qu'il s'adressait à ses frères Chrétiens de la patrie dans leurs églises, ceci pendant que plus hautes autorités religieuses des zarabies appellent à la destruction des lieux de culte des chrétiens sur les terres de l'Islam (!?). Je note avec satisfaction de pas appeler cette fois Mawlay S.H.N par le non d'une maladie! ça évolue dans le bon sens... c'est bien!

    Ali Farhat

    10 h 23, le 24 mai 2012

  • Et c'est très facile pour H.N. d'hériter du bien moral de Moussa Al Sadr ! N'est-ce pas ?

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    01 h 54, le 24 mai 2012

  • Les armes messieurs, sont un moyen et non pas une fin en soi! Hariri père, paix à son âme, n'avait rien contre les armes de la résistance. C'est trop facile d'hériter seulement du bien matériel, n'est-ce pas!

    Ali Farhat

    15 h 49, le 23 mai 2012

  • PRÉSIDENT Saad Rafic Hariri, poursuivez votre Fier Chemin et on va brûler du Bakhoûr contre leur Mauvais Œil aux paupières "Cousues" bientôt ! Il suffira que le Tribunal les jette en Cage ; aux Assassins... Ah, et qu'il les jette de même dans les POUBELLES de l’Histoire !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    10 h 18, le 23 mai 2012

  • Il a bien dit ce qu'il pense et ce qu'il croit.

    SAKR LEBNAN

    09 h 19, le 23 mai 2012

  • La dernière fois qu'il a dit cela, il s'est trouvé éjecté au pied de la tour Eiffel... Il faudra qu'il revienne retenter sa chance à partir du Liban, sa base de lancement si j'ose dire. Rappelons que son roi vient de faire royalement du pied à notre président pour qu'il réorganise la fameuse table de négociation afin que ce dernier puisse y mettre au Liban. Mais bon, avec la Syrie il a dépassé très largement les politesses que requièrent la situation... et ça, les Libanais ne peuvent rien y faire pour lui.

    Ali Farhat

    04 h 08, le 23 mai 2012

  • Classe le PRÉSIDENT Saad Rafic HARIRI ! Laissez dire, Cher PRÉSIDENT, suivez comme vous le faites si bien votre Fier Chemin et passez donc pendant que les Chiens aboient !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    03 h 56, le 23 mai 2012

  • - - Quel culot d'oser encore dire une chose pareille après tout ce qu'on a vu et entendu ces derniers jours .. Cause toujours ..

    JABBOUR André

    01 h 52, le 23 mai 2012

  • Le problème c'est que tant que Nasrallah et son petit suiviste seront en vie, ils vénéreront les armes.

    Robert Malek

    19 h 49, le 22 mai 2012

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