« L’Étranger » de Camus, illustré avec puissance par José Muñoz
OLJ /
le 22 mai 2012 à 00h58
Pour ses 70 ans, L’Étranger d’Albert Camus, paru en 1942, s’offre une édition illustrée par l’un des grands maîtres du noir et blanc, l’Argentin José Muñoz, dont le graphisme expressionniste répond avec puissance aux fêlures des personnages de l’écrivain et philosophe. Coédité par Gallimard et Futuropolis, l’ouvrage comprend le texte intégral du roman du Prix Nobel de littérature 1957 et quelque soixante dessins pleine page en noir bichromique. Traduit en une quarantaine de langues, L’Étranger est considéré comme l’un des meilleurs livres du XXe siècle. Il débute aussi par l’un des incipit les plus célèbres de la littérature, «Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas». Après la mort de Camus qui l’avait toujours refusé, le roman est adapté en 1967 par Luchino Visconti, avec Marcello Mastroianni dans le rôle de Meursault. L’Étranger inspirera aussi en 1978 à Robert Smith des Cure sa fameuse chanson Killing An Arab, dont le titre avait provoqué une polémique à l’époque. Le personnage-narrateur, Meursault, l’étranger, n’est en rien étranger au monde, il est étranger aux codes du monde. Ne donnant pas aux autres la réplique attendue, il devient terriblement dangereux, terriblement monstrueux, à exclure d’urgence de la communauté des humains: là est peut-être la raison qui a amené Muñoz à se faire compagnon de route de ce roman, soulignent les éditeurs. Les encres originales de L’Étranger seront exposées du 14 juin au 14 septembre à la galerie Martel à Paris.
« L’Étranger » – Albert Camus – dessins de José Muñoz – Futuropolis/Gallimard – 144 p. – 22 euros.
Pour ses 70 ans, L’Étranger d’Albert Camus, paru en 1942, s’offre une édition illustrée par l’un des grands maîtres du noir et blanc, l’Argentin José Muñoz, dont le graphisme expressionniste répond avec puissance aux fêlures des personnages de l’écrivain et philosophe.Coédité par Gallimard et Futuropolis, l’ouvrage comprend le texte intégral du roman du Prix Nobel de littérature 1957 et quelque soixante dessins pleine page en noir bichromique.Traduit en une quarantaine de langues, L’Étranger est considéré comme l’un des meilleurs livres du XXe siècle. Il débute aussi par l’un des incipit les plus célèbres de la littérature, «Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas».Après la mort de Camus qui l’avait toujours refusé, le roman est adapté en 1967 par Luchino...
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