L’église Saint-Augustin endommagée par le séisme qui a frappé le nord-est de l'Italie dimanche 20 mai 2012, tuant six personnes et détruisant plusieurs bâtiments historiques. AFP PHOTO / GIUSEPPE CACACE
Vingt-quatre nouvelles secousses, d'une magnitude allant jusqu'à 3,7, ont frappé dans la nuit de dimanche à lundi la région de Ferrare dans le nord-est de l'Italie, accentuant l'angoisse des quelque 4.000 personnes déplacées après le fort séisme de magnitude 6 survenu dimanche matin.
La plupart des répliques se sont produites dans les zones de Mirandola, San Felice et Finale Emilia, les plus touchées par le séisme qui a eu lieu à 04H04 locales dimanche. Un tremblement de terre qui a entraîné la mort de six personnes, fait une cinquantaine de blessés et causé d'importants dégâts au riche patrimoine de cette région. Les six victimes sont quatre ouvriers qui travaillaient de nuit dans des usines et deux femmes : l'une, centenaire a, été retrouvée sous les décombres de sa maison isolée, et l'autre, une Allemande de 37 ans, a été prise d'un malaise provoqué par l'angoisse au moment du séisme.
Les déplacés ont été installés dans diverses structures, entre les zones de Modène et Ferrare, a indiqué le préfet de Ferrare, Luigi Mauriello. Après une nuit passée dans ces abris de fortune, ils se sont réveillés lundi matin sous la pluie. Nombreux sont ceux qui ont tenté de dormir dans leurs voitures, garées sur des parkings de supermarchés ou des places publiques, le plus loin possible de tout immeuble, de crainte que des murs s'écroulent. D'autres ont été hébergés dans des centres d'accueil improvisés. Plus d'une centaine de personnes ont ainsi passé la nuit dans le gymnase de Sant'Agostino, près de Ferrare, où la protection civile avait disposé dans la soirée lits, chaises et tables ainsi qu'un groupe électrogène.
A Finale Emilia, lieu de l'épicentre à 36 km au nord de Bologne, quatre campements ont été mis sur pied. "On a travaillé toute la nuit", raconte à l'AFP Sebastiano Lucchi, un responsable de la Protection civile italienne, qui met la dernière main au quatrième campement dans le stade de la ville. "Ici, on pourra accueillir 500 personnes. Beaucoup de personnes ont encore peur même si leurs maisons n'ont pas été détruites", explique-t-il.
C'est le cas de Maria, une retraitée blonde aux yeux bleus: "Il y a encore des secousses donc nous avons encore peur, mais ici on se sent en sécurité, même si on est inquiets parce qu'on va peut-être devoir rester ici pour longtemps". "Nous avons peur d'un autre tremblement de terre", lâche aussi son fils Massimiliano.
Après de fortes rafales de vent et de pluie dans la nuit, puis une brève accalmie, des trombes d'eau déferlaient lundi sur la zone, mettant à rude épreuve les bâtiments dont les toits ont été endommagés par le séisme, notamment les églises, particulièrement frappées. Lundi, les écoles de la zone resteront fermées pour permettre des contrôles techniques sur la sécurité des bâtiments.
La photo de la tour de l'horloge de Finale Emilia, brisée en deux sur toute la longueur, barre la une de tous les quotidiens italiens lundi matin sous les titres "Peur et douleur" ou "Nuit de cauchemar". Fortement endommagée, la tour s'est complètement écroulée après une nouvelle secousse dimanche après-midi : "Mille années d'histoire qui disparaissent", s'est désespéré le maire de la ville Fernando Ferioli. "Les dommages causés au patrimoine culturel, selon les premières constations, s'avèrent importants", a confirmé le ministère de la Culture.
La plupart des répliques se sont produites dans les zones de Mirandola, San Felice et Finale Emilia, les plus touchées par le séisme qui a eu lieu à 04H04 locales dimanche. Un tremblement de terre qui a entraîné la mort de six personnes, fait une cinquantaine de blessés et causé d'importants dégâts au riche patrimoine de cette région. Les six victimes sont quatre ouvriers qui travaillaient de nuit dans des usines et deux femmes : l'une, centenaire a, été retrouvée sous les décombres de sa maison isolée, et l'autre, une Allemande de...



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