Le général Aoun a tenu ces propos lors d’un dîner organisé par les médecins du CPL. Il a affirmé que « le fait de trouver un remède pour le Liban est devenu très difficile, car le pays souffre de nombreuses maladies. Cela est dû au cumul qui s’est produit depuis 1993 », a-t-il poursuivi, qualifiant la situation du pays de « dangereuse ».
Se penchant sur les prochaines élections législatives, il a estimé qu’elles « constitueront une étape cruciale dans l’histoire du Liban ». « Soit nous remportons, avec nos alliés, 65 sièges et plus au Parlement et nous sauvons le pays, soit nous perdons et c’est le peuple libanais qui aurait perdu une occasion, a-t-il affirmé. On ne peut pas réélire ceux qui ont mené le pays à sa situation actuelle, c’est à vous de faire le bon choix. »
Le général Aoun a souligné qu’il « y a ceux, au sein du gouvernement, qui veulent mettre des bâtons dans les roues des ministres du CPL ». « C’était le cas quand nous avions présenté notre projet sur l’électricité par exemple », a-t-il déclaré. « Trois personnes sont responsables aujourd’hui de la paralysie du gouvernement : le président de la République, Michel Sleiman, le Premier ministre, Nagib Mikati, et le chef du PSP, Walid Joumblatt », a-t-il dit. « C’est comme s’ils étaient en train de préparer une guerre subversive et cela en paralysant la décision politique et l’armée en arrêtant les dépenses. Tout en étant au sein du gouvernement ils font en sorte de paralyser l’État », a-t-il martelé.
« Certains critiquent l’armée pour l’affaiblir, a ajouté le chef du CPL. Il y a aussi d’autres extrémistes qui appellent les soldats sunnites à quitter la troupe et à se joindre à eux. On ne peut pas traiter ce genre de problème d’une façon consensuelle », a-t-il souligné en conclusion.


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07 h 43, le 21 mai 2012