Rechercher
Rechercher

À La Une - Société

Les journaliers de l’EDL optent pour l’escalade

Les contractuels ont occupé hier pendant quelque temps le siège de la compagnie, à la rue Mar Mikhaël. Ils réclament l’adoption d’une loi leur permettant d’être cadrés.

Les grévistes ont appelé hier les parties concernées à satisfaire leurs revendications, à savoir l’adoption d’une loi leur permettant d’être cadrés. Photo Michel Sayegh

Siège d’Électricité du Liban (EDL), hier : des centaines de journaliers, en grève depuis plus de deux semaines, ont envahi le bâtiment, à la rue Mar Mikhaël. Ils ont obligé les employés à quitter leurs bureaux, leur interdisant d’appeler les Forces de sécurité intérieure. Leurs revendications ? L’adoption d’une loi qui leur permettrait d’être cadrés.
« Nous avons le droit de mener une vie décente », lance l’un des grévistes, avant de s’évanouir. « Nous sommes 1 800 journaliers à toucher 600 000 LL par semaine, renchérit un autre manifestant. Les autres ont des salaires supérieurs à trois millions de LL, sachant que nous effectuons les mêmes tâches. »
Dès le matin, des rumeurs avaient commencé à circuler selon lesquelles les protestataires avaient l’intention de mettre le feu au bâtiment de la compagnie. Ces rumeurs ont été toutefois démenties par les manifestants.
Vers midi, les grévistes avaient bloqué l’entrée du siège de la compagnie et fermé ses portes après avoir sorti tous les employés. Sur le portail en fer jaune, ils ont accroché des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Nous sommes dans notre droit, le peuple est unanime, pourquoi cet atermoiement? », « Être cadré est un droit et non un intérêt personnel », « Être cadré est un droit et non une charité », « Qui a intérêt à priver les gens de leurs sources de revenus ? », « Nous défendrons avec nos vies le pain quotidien de nos familles et de nos enfants »...
Le chef de la gendarmerie de Beyrouth, le général Dib el-Tobaili, s’est rendu sur les lieux du sit-in, où il s’est réuni avec un comité représentant les travailleurs et percepteurs journaliers. Il leur a transmis le souhait du ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, de se réunir avec eux aujourd’hui.
Face à cette situation, le conseil d’administration de l’EDL a tenu une réunion extraordinaire, sous la présidence du directeur général, Kamal Hayek. À l’issue de la réunion, le conseil a publié un communiqué appelant « le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, à demander aux ministères de l’Intérieur et de la Défense à prendre des mesures sécuritaires immédiates pour rouvrir toutes les entrées du siège principal, comme à assurer la protection des employés afin qu’ils puissent accomplir leur travail ».
Dans le communiqué, le conseil d’administration de l’EDL a souligné que le maintien de la situation « influera négativement sur l’activité de ce secteur » et par conséquent « sur les différents secteurs économiques » dans le pays. Et de préciser enfin que « les revendications des grévistes ne relèvent pas des prérogatives de la direction de l’Électricité du Liban, mais nécessitent la promulgation d’une loi spéciale par le Parlement ». « Ce projet de loi est en train d’être étudié au sein des commissions parlementaires concernées », a conclu le conseil d’administration de l’EDL.
Une information confirmée d’ailleurs par une délégation des grévistes qui s’était réunie avec un comité issu de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, présidé par le député Nawwar el-Sahili. À l’issue de cette réunion, les protestataires ont jugé que le climat était positif et que l’affaire est en voie de règlement. Toutefois, ils ont affirmé que la grève se poursuivra et qu’ils auront recours à l’escalade si leurs requêtes ne sont pas satisfaites.
Siège d’Électricité du Liban (EDL), hier : des centaines de journaliers, en grève depuis plus de deux semaines, ont envahi le bâtiment, à la rue Mar Mikhaël. Ils ont obligé les employés à quitter leurs bureaux, leur interdisant d’appeler les Forces de sécurité intérieure. Leurs revendications ? L’adoption d’une loi qui leur permettrait d’être cadrés.« Nous avons le droit de mener une vie décente », lance l’un des grévistes, avant de s’évanouir. « Nous sommes 1 800 journaliers à toucher 600 000 LL par semaine, renchérit un autre manifestant. Les autres ont des salaires supérieurs à trois millions de LL, sachant que nous effectuons les mêmes tâches. »Dès le matin, des rumeurs avaient commencé à circuler selon lesquelles les protestataires avaient l’intention de mettre le feu au...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut