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À La Une - Festival

Cannes, 65e : moteur !

Moretti salue la France qui fait une vraie place au cinéma.

C’est parti, à Cannes, pour douze jours de cinéma fou ! Photo Christian Hartmann/Reuters

Un Américain et un Italien, les réalisateurs Wes Anderson et Nanni Moretti, ont lancé hier le 65e Festival de Cannes dans l’allégresse, le président du jury saluant, devant un parterre de stars, la France qui a su défendre la place du cinéma. « Merci à ce pays qui, contrairement à d’autres, réserve toujours un rôle important au cinéma dans la société ! » a ainsi lancé Nanni Moretti, six fois sélectionné sur la Croisette et Palme d’or 2001, qui fut aussi fortement engagé contre Silvio Berlusconi qu’il accusait de détruire la culture dans son pays. Wes Anderson, Bruce Willis, Tilda Swinton, Bill Murray, Edward Norton et le musicien Alexandre Desplats, l’équipe de Moonrise Kingdom, le premier film d’amour et d’enfance en compétition pour la Palme d’or, ont ensuite prononcé ensemble les mots d’ouverture à l’invitation de la maîtresse de cérémonie Bérénice Bejo, la compagne de The Artist tout de rouge vêtue.
Les jurés, qui devront départager les 22 films en lice pour la Palme d’or, avaient déjà pris place sur la scène du palais : les acteurs Diane Kruger, Emmanuelle Devos, Ewan McGregor et le couturier Jean-Paul Gaultier. Tous ont également pris la pose au grand complet sur les marches, précédé ou suivi d’une pluie de stars, Jessica Chastain en blanc poudré, Jane Fonda en lamé rose, Eva Longoria réchappée des Desperate Housewives, ou Alec Baldwin – qui tourne un documentaire sur le festival où il vient pour la première fois...
« Cannes, c’est la glorification du cinéma mondial », clame souvent Gilles Jacob, le président du Festival. Nanni Moretti a toutefois regretté, dans un sourire, que les délibérations du jury ne soient désormais plus aussi secrètes que celles du conclave. « Les deux derniers tabous étaient le silence à Cannes et le silence du conclave. Maintenant, il ne reste que le conclave... », a ainsi expliqué Nanni Moretti lors d’une conférence de presse en présence de l’ensemble des membres du jury, ajoutant : « Je ne comprends pas cette nouveauté de la conférence de presse après le palmarès, cela n’existait pas il y a quelques années. »
Pendant douze jours, jusqu’au palmarès le 27 mai, Cannes verra défiler jusqu’à 80 000 cinéphiles, producteurs, badauds chasseurs d’autographes, jeunes gens en quête d’avenir, qui tous viennent voir, se montrer, être vus. L’absence de femme en compétition cette année, contre quatre l’an dernier, a de nouveau brièvement agité la Croisette mercredi, après la tribune d’un collectif féministe en fin de semaine dernière. Interpellée, la réalisatrice britannique Andrea Arnold, membre du jury, a indiqué que l’idée qu’un de ses films soit sélectionné parce qu’elle est femme, « comme un peu pour me faire l’aumône », lui serait insupportable, expliquant que « s’il n’y a pas beaucoup de films de réalisatrices ici c’est parce qu’il n’y a pas beaucoup de femmes qui réalisent des films. Je pense que c’est vraiment dommage parce qu’il est clair que les femmes représentent la moitié de la population et qu’elles ont quelque chose à dire ».
Parmi les films les plus attendus de cette cuvée 2012, De Rouille et d’os sera présenté aujourd’hui. Il signe le retour de Jacques Audiard et celui de Marion Cotillard au cinéma français.
L’appétit est vif pour deux adaptations littéraires : le mythe On the Road de Jack Kerouac par le Brésilien Walter Salles, avec un casting enchanteur (Kirsten Dunst, Kristen Stewart, Garret Hedlund, Sam Riley...) et Cosmopolis du Canadien David Cronenberg d’après Don DeLillo avec Robert Pattinson, amant Twilight de Mlle Stewart et son compagnon à la ville.
Bérénice Bejo n’a pas manqué de saluer sur scène Marilyn Monroe, image officielle de cette 65e édition, disparue il y a 50 ans, en mémoire de laquelle la chanteuse Beth Ditto a interprété une chanson qu’Elton John lui avait dédiée.
Le couturier français Jean-Paul Gaultier, seul membre du jury qui ne soit ni acteur ni réalisateur, ne cachait pas, en ce premier jour, son excitation. « J’attends la surprise, l’émotion, la joie de manger du cinéma ! »

(Source : AFP)
Un Américain et un Italien, les réalisateurs Wes Anderson et Nanni Moretti, ont lancé hier le 65e Festival de Cannes dans l’allégresse, le président du jury saluant, devant un parterre de stars, la France qui a su défendre la place du cinéma. « Merci à ce pays qui, contrairement à d’autres, réserve toujours un rôle important au cinéma dans la société ! » a ainsi lancé Nanni Moretti, six fois sélectionné sur la Croisette et Palme d’or 2001, qui fut aussi fortement engagé contre Silvio Berlusconi qu’il accusait de détruire la culture dans son pays. Wes Anderson, Bruce Willis, Tilda Swinton, Bill Murray, Edward Norton et le musicien Alexandre Desplats, l’équipe de Moonrise Kingdom, le premier film d’amour et d’enfance en compétition pour la Palme d’or, ont ensuite prononcé ensemble les mots...
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