Le siège de l'EDL.
Des journaliers de l’Electricité du Liban (EDL), en grève depuis plusieurs jours, ont bloqué ce matin l'entrée du siège de la compagnie, qui se trouve rue Mar Mikhaël, à Beyrouth. Les grévistes ont appelé les employés à quitter le bâtiment avant 11h ce matin, rapporte la "Voix du Liban" (VDL), et auraient également empêché le directeur général de la compagnie d'entrer dans l'immeuble.
La VDL avait, plus tôt dans la journée, affirmé que des employés avaient menacé de mettre le feu au siège de la compagnie si les Forces de sécurité intérieure (FSI) décidaient d’intervenir. L'information a toutefois été démentie par les grévistes.
Les protestataires réclament depuis des mois l’adoption d’une loi leur permettant d'être cadrés.
En fin de matinée, l’Agence nationale de l’information (ANI, officielle) a affirmé que le conseil d’administration de la compagnie doit tenir une réunion extraordinaire dans la journée pour évoquer la situation des grévistes et étudier leurs demandes.
Une source d’EDL a par ailleurs affirmé à la "Voix du Liban" que la compagnie a appelé les forces de l’ordre à assurer la protection des employés à l’intérieur du bâtiment.
Mardi, les grévistes avaient déjà obligé les employés de l’EDL à quitter leur bureau avant de couper le courant à l’intérieur du bâtiment. Plusieurs employés ont dû utiliser des échelles pour sortir de l’immeuble.
A Nabatiyeh, dans le sud du Liban, des journaliers d'EDL ont coupé la rue principale de la ville et ont appelé le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, à se pencher sur les difficultés qu'ils endurent "depuis de longues années".
Lundi, les travailleurs et percepteurs journaliers de l’EDL avaient manifesté devant le siège de la compagnie.
La semaine dernière, les employés avaient brièvement coupé l'entrée de Beyrouth, au niveau du pont Charles Helou, à l'aide de pneus auxquels ils avaient mis feu, ce qui avait provoqué des embouteillages monstres dans le secteur de Saïfi. Un autre sit-in avait également été organisé, jeudi dernier, à Tyr au Liban-Sud, et une manifestation avait eu lieu devant les locaux de l’EDL au Akkar (Liban-Nord), empêchant les autres employés et le directeur de se rendre sur leur lieu de travail.
La VDL avait, plus tôt dans la journée, affirmé que des employés avaient menacé de mettre le feu au siège de la compagnie si les Forces de sécurité intérieure (FSI) décidaient d’intervenir. L'information a toutefois été démentie par les grévistes.
Les protestataires réclament depuis des mois l’adoption d’une loi leur permettant d'être cadrés.
En fin de matinée, l’Agence nationale de l’information (ANI,...


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Pauvres petites marionnettes ! Nazira.A.Sabbagha
08 h 47, le 16 mai 2012