Dans une interview à la chaîne OTV, M. Aoun a mis l’accent sur les irrégularités au niveau de la comptabilité publique, reprochant à « certains alliés », en l’occurrence le PSP, de vouloir « étouffer l’affaire des dépenses engagées entre 2006 et 2009 », dite aussi l’affaire des 11 milliards de dollars. « Chaque irrégularité peut faire sauter le gouvernement, mais les forces qui exercent des pressions sur le Liban » les « protègent », a-t-il dit, en situant dans ce cadre la visite au Liban du sous-secrétaire d’État américain pour les Affaires du Moyen-Orient, Jeffrey Feltman. Il a mis le chef de l’État au défi d’exposer les argumentations juridiques qui justifient son refus de signer le décret autorisant le gouvernement à engager des dépenses en dehors du budget, avant de dénoncer une politique « qui paralyse le pays » et de souligner que « c’est le Conseil des ministres et non pas le chef de l’État qui gouverne ». « Le président Sleiman s’entête. Il ne veut pas de dialogue. Il n’a personne (au Parlement), mais il veut quand même s’imposer », a déploré M. Aoun, en reprochant vivement au courant du Futur d’avoir « entravé le travail de la commission parlementaire des Finances, en traitant avec Joumblatt ».
« La gestion des deniers publics n’a jamais été correcte et elle l’est toujours sous le mandat actuel », a-t-il poursuivi, avant d’indiquer qu’il savait « dès le départ » qu’il allait être « déçu par Nagib Mikati ». « J’aurai préféré Omar Karamé comme Premier ministre, mais comme la majorité a opté pour Mikati, nous avons dû le nommer », a rappelé le chef du CPL qui a reproché au Premier ministre de bloquer tous les projets qui lui sont soumis par son courant.
Il s’en est pris à M. Joumblatt lui reprochant ses attaques contre la Sûreté générale et son appel à la libération de Chadi Mawlaoui. « Pourquoi doit-il se mêler de cette affaire ? » s’est-il interrogé. Selon lui, le chef du PSP « s’est engagé dans un processus qui ne lui laisse aucune marge de manœuvre ». « Il ne peut pas faire chuter le gouvernement parce qu’il lui est demandé de prendre cette initiative en septembre prochain. (...) Je suis favorable à toute médiation pour un rapprochement avec Joumblatt, mais je ne pense pas qu’un dialogue avec lui sera fructueux », a-t-il dit.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Et le comble c'est que les mêmes crient victoire sur victoire. On a beau chercher, on ne trouve que le néant et des erreurs.
11 h 23, le 17 mai 2012