Les mauvaises conditions météorologiques ont fortement affecté les producteurs libanais de pommes de terre. Le président de l’Association des agriculteurs (AAL), Antoine Hoyek, a appelé dans un communiqué « le ministère de l’Agriculture à traiter tous les agriculteurs de façon égale et juste ». Il proteste en effet contre « une décision qui oblige certains secteurs agricoles seulement à s’inscrire auprès du ministère, faute de quoi ils se voient dans l’interdiction de commercialiser leur marchandise ». M. Hoyek demande la création d’un registre agricole qui serait géré par la Chambre de commerce et qui soit « encadré par des lois et des normes claires et transparentes ». Il a ainsi appelé le ministre de l’Agriculture, Hussein Hajj Hassan, à « proposer immédiatement un projet de loi permettant la création de ce registre agricole et de Chambres d’agriculture indépendantes, dans le cas où la Chambre de commerce ne souhaiterait pas y être mêlée ».
Par ailleurs, le président de l’AAL a critiqué la position du ministre de l’Agriculture qui empêche la vente de tous les raisins et pommes contenant des résidus chimiques. « Le ministère invoque des raisons sanitaires, mais en réalité ces règles ne s’appliquent qu’à un certain nombre d’agriculteurs et de régions et aucune inspection ne se fait sur les produits importés », s’est indigné M. Hoyek.