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À La Une - France

Hollande peaufine son équipe avant son intronisation demain

Mardi à Berlin, vendredi à Camp David, dimanche à Chicago...  Le président plongera directement dans le bain international.

Le président élu, François Hollande, à Paris, le 14 mai 2012. REUTERS/Regis Duvignau

François Hollande peaufinait lundi le choix de ses ministres avant son intronisation mardi matin à la tête de l'Etat français suivie d'un plongeon dans le grand bain de la politique internationale.

 

Le cérémonial de passation des pouvoirs, immuable depuis le début de la Ve République, prévoit un entretien à huis clos au palais de l'Elysée où le président sortant, Nicolas Sarkozy, doit informer le nouveau chef de l'Etat français des procédures en matière d'arme nucléaire. Après la cérémonie d'investiture, M. Hollande fera sa première allocution avant de remonter l'avenue des Champs-Elysées dans une Citroën décapotable. Il rendra hommage à Jules Ferry, grand figure de la gauche républicaine et "père" de l'école laïque, obligatoire et gratuite, et au double prix Nobel de Chimie et de Physique au début du XXe siècle, Marie Curie.

 

François Hollande, qui souhaite être un "président normal", en rupture avec Sarkozy, s’est efforcé ces derniers jours de montrer l'image d'un homme simple, au contact direct avec les Français, continuant à serrer les mains des passants à la sortie d'un restaurant malgré les gardes du corps qu'impose la fonction présidentielle.

 

Elu le 6 mai avec 51,6% des suffrages, l'ancien patron du Parti socialiste prépare son installation à l'Elysée et la formation de son gouvernement depuis son domicile parisien. M. Hollande rentrera dans le vif du sujet de son quinquennat avec la désignation de son Premier ministre qui dévoilera mercredi la composition de son gouvernement avec une volonté affichée de parité hommes/femmes et l'entrée probable de ministres écologistes. Pour le moment, rien ne filtre sur le choix du Premier ministre, même si les noms de hiérarques socialistes et de proches du président élu, comme le député Jean-Marc Ayrault, la patronne du PS Martine Aubry, circulent dans la presse. Le chef du gouvernement sera également chargé de mettre en ordre de bataille les socialistes pour les législatives des 10 et 17 juin.

 

Mais le dossier qui doit donner la tonalité de son quinquennat sera discuté dès mardi soir à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel : la renégociation du traité de discipline budgétaire européen auquel François Hollande veut ajouter un volet sur la croissance.

 

Berlin a affiché son opposition à toute renégociation rappelant que le texte a déjà été adopté par 25 pays de l'Union européenne. La chancelière se veut toutefois optimiste et dit croire en un partenariat "stable" avec Paris, tandis que son ministre des Finances Wolfgang Schäuble assure que croissance et assainissement budgétaire ne sont pas contradictoires.

 

Dimanche, le porte-parole du PS français Benoît Hamon a appelé Mme Merkel à "comprendre" qu'elle ne pouvait "décider seule du sort de l'Europe".

Selon le député socialiste Henri Emmanuelli, François Hollande et Angela Merkel "chercheront le compromis". Les négociations autour de la relance de la croissance, prônée par François Hollande, et la nécessité de la rigueur budgétaire sur laquelle insiste la chancelière allemande, ne vont pas "déboucher en 24 heures. (...)Cela va prendre du temps", a néanmoins averti M. Emmanuelli.

 

Après Berlin, M. Hollande s'envolera pour Camp David, aux Etats-Unis, où il participera au G8 vendredi et samedi. Il ira ensuite à Chicago dimanche et lundi pour un sommet de l'Otan. Il devra notamment expliquer au président américain sa volonté d'amorcer de manière anticipée le retrait des troupes françaises en Afghanistan. Les Etats-Unis, qui ont le principal contingent étranger déployé en Afghanistan, craignent qu'un retrait français ne donne le signal d'un départ massif des autres pays engagés sur place depuis 2001.

 

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François Hollande peaufinait lundi le choix de ses ministres avant son intronisation mardi matin à la tête de l'Etat français suivie d'un plongeon dans le grand bain de la politique internationale.
 
Le cérémonial de passation des pouvoirs, immuable depuis le début de la Ve République, prévoit un entretien à huis clos au palais de l'Elysée où le président sortant, Nicolas Sarkozy, doit informer le nouveau chef de l'Etat français des procédures en matière d'arme nucléaire. Après la cérémonie d'investiture, M. Hollande fera sa première allocution avant de remonter l'avenue des Champs-Elysées dans une Citroën décapotable. Il rendra hommage à Jules Ferry, grand figure de la gauche républicaine et "père" de l'école laïque, obligatoire et gratuite, et au double prix Nobel de Chimie et de Physique au début du XXe...
commentaires (3)

Pas mal la DS5, mais rien à voir avec les fabuleuses DS d'antan.

Robert Malek

15 h 16, le 15 mai 2012

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Commentaires (3)

  • Pas mal la DS5, mais rien à voir avec les fabuleuses DS d'antan.

    Robert Malek

    15 h 16, le 15 mai 2012

  • Elle est bien la citron décapotable,hein Robert?!Quant à Hollande,il arrive à point,en quelque sorte...il va bénéficier ,le grand veinard,du reveil des Etats face au hold up financier mondial...il va faire Lucky Luke et arrêter les Dalton de la finance mafieuse,des banques "privées"...en fin,on espère...regradons de près ses fréquentations dans les semaines qui viennet ,et on saura qui il est...s'il reçoit certaines personnes auxquelles je pense,et je souhaite que non,il ne vaudra pas mieux que les autres!

    GEDEON Christian

    07 h 18, le 15 mai 2012

  • Maintenant qu'il est là, nous ne pouvons que lui souhaiter bonne chance. Pour la France. Quant à Benoît Hamon, il oublie que ce n'est pas Merkel qui décide seule, mais les 25, même si elle a plus de poids que certains pays. Bien évidemment que cette dernière, quel que soit son avenir politique, souhaitera un compromis avec Hollande, c'est dans l'intérêt de tous. Bien évidemment que la croissance fait partie du pacte, il ne peut y avoir sortie de crise sans croissance. Hollande ne va rien inventer. Président normal ou pas, il va participer comme tous les autres au redressement de l'Europe. En tout cas, vivement demain et la remontée des Champs. Non pas pour voir Hollande, mais la Citroën décapotable !

    Robert Malek

    09 h 37, le 14 mai 2012

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