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Mikati : La sécurité de Tripoli est une ligne rouge

M. Mikati a tenu en sa résidence à Tripoli une réunion avec les forces actives de la ville. Photo Dalati et Nohra

Entouré des ministres tripolitains Ahmad et Fayçal Karamé, le Premier ministre Nagib Mikati a présidé hier en sa résidence à Tripoli une réunion des forces actives et des services de sécurité de la ville, en présence également du mufti du Liban-Nord, Malek Chaar.


Dans une déclaration qu’il a faite plus tard, le chef du gouvernement a exposé les contacts qu’il a eus avec les députés Mohammad Kabbara et Samir Jisr, ainsi que les réunions qu’il a tenues avec les responsables religieux, politiques et militaires de la ville. Il a fait état d’une concordance de vues au sujet du fait que la sécurité de Tripoli « représente une ligne rouge ». « Nous avons demandé à tous les dirigeants militaires et de sécurité d’assumer leurs responsabilités entières », a-t-il dit en mettant l’accent sur la gravité de la situation. « Le recours à la rue est dangereux. C’est une arme à double tranchant qui peut se retourner contre ceux qui ont commencé et qui peut affecter la sécurité de l’ensemble du pays », a poursuivi M. Mikati qui a affirmé son soutien à toutes les mesures que les services de sécurité prendront. « Les fauteurs de troubles ne bénéficieront d’aucune couverture politique. Nous nous sommes entendus sur ce point avec toutes les forces politiques », a assuré le chef du gouvernement qui a annoncé « des mesures importantes au cours des prochaines heures ».


Après avoir précisé qu’il doit communiquer ces décisions au Conseil supérieur de la défense, M. Mikati a indiqué qu’il doit également s’entretenir avec le ministre de la Justice, « de nombreux points judiciaires devant être examinés ». « En tant qu’autorité politique, nous évitons d’intervenir dans l’action de la justice ou d’exercer des pressions sur elle, mais nous voulons savoir ce qu’il en est de certains dossiers et de l’enquête menée, et si des charges ont été retenues contre certaines personnes », a-t-il dit, en allusion au dossier des islamistes détenus consécutivement aux combats de Nahr el-Bared.


En réponse à une question de la presse, il a stigmatisé le procédé auquel la Sûreté générale a eu recours pour arrêter Chadi Mawlawi, en précisant qu’il appartient à la justice de se prononcer au sujet des charges retenues contre lui.
Pour sa part, le mufti Chaar a annoncé que le sit-in devait être levé plus tard dans la journée et que les protestataires devaient retourner chez eux, « surtout que le Premier ministre a promis de satisfaire leurs revendications ». Ce n’est que tard dans la soirée que son appel devait être entendu et que le sit-in a été levé.


Il n’en demeure pas moins que le mufti a déploré le recours à la rue, tout en faisant remarquer que l’escalade de la journée est « une conséquence de l’état de tension chronique dans laquelle vit une partie de la population depuis plus de cinq ans à cause de la détention d’un groupe de personnes sans jugement ou même enquête ». « Si ces personnes sont déférées devant les tribunaux compétents, le calme, la sécurité et la stabilité prévaudront de nouveau », a-t-il poursuivi en faisant observer que « la sécurité ne saurait exister sans justice ». Cheikh Chaar a également déploré le procédé qui a permis l’arrestation de Mawlawi et qui représente, selon lui, « une insulte pour la dignité des citoyens et pour celle du ministre Mohammad Safadi ».

Entouré des ministres tripolitains Ahmad et Fayçal Karamé, le Premier ministre Nagib Mikati a présidé hier en sa résidence à Tripoli une réunion des forces actives et des services de sécurité de la ville, en présence également du mufti du Liban-Nord, Malek Chaar.
Dans une déclaration qu’il a faite plus tard, le chef du gouvernement a exposé les contacts qu’il a eus avec les députés Mohammad Kabbara et Samir Jisr, ainsi que les réunions qu’il a tenues avec les responsables religieux, politiques et militaires de la ville. Il a fait état d’une concordance de vues au sujet du fait que la sécurité de Tripoli « représente une ligne rouge ». « Nous avons demandé à tous les dirigeants militaires et de sécurité d’assumer leurs responsabilités entières », a-t-il dit en mettant l’accent sur la gravité...
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