L'ancien Premier ministre Saad Hariri. Photo archives/Dalati et Nohra
Réagissant, sur son compte Twitter, au dernier discours (vendredi soir) de Hassan Nasrallah, l'ancien Premier ministre Saad Hariri s'est contenté de déclarer que "les urnes sont le seul commentaire" à ce discours. M. Hariri a estimé, en réponse à une question, que les élections législatives, prévues l'année prochaine, sont "un tournant dans l'avenir du Liban".
Le secrétaire général du Hezbollah a estimé, vendredi, que l’échéance (des législatives) est suffisamment importante pour mériter un dialogue sérieux et pour que les parties libanaises prennent le temps de s’écouter les unes les autres. Tout en précisant que son parti et Amal conservent leur part, quelle que soit la formule adoptée, il a précisé qu’avec ses alliés, il préfère le scrutin proportionnel avec de grandes circonscriptions pour assurer une meilleure représentation de la population. Il a accusé le courant du Futur de rejeter cette formule parce qu’il refuse de perdre le monopole de la représentation sunnite.
Le discours de Hassan Nasrallah a également été critiqué par les forces du 14 Mars ainsi que par le bloc du Futur, notamment en ce qui concerne ses déclarations sur le projet "Waad" de la reconstruction de la banlieue-sud de Beyrouth.
Le chef du Hezbollah a détaillé les étapes de la reconstruction prise en charge par le Hezbollah, réitérant ses remerciements à la République islamique d’Iran "qui a répondu rapidement et généreusement à la demande qui lui avait été faite de fournir des fonds pour éviter de laisser les gens sans ressources et sans toit".
Au passage, il a, à la fois, remercié le gouvernement de l’époque et l’Etat, tout en relevant la lenteur des formalités administratives et le fait que le premier versement des indemnités a été payé et que les habitants attendent toujours le second... Il a aussi remercié le Fonds koweïtien, qui a participé directement, alors que les autres aides ont été versées à l’Etat.
En réaction, le secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid, a déclaré au quotidien an-Nahar que "c'est comme si Hassan Nasrallah, par ses allégations sur le financement iranien de la reconstruction, assure au peuple libanais qu'au cas où la banlieue-sud est détruite à nouveau, l'Iran la reconstruirait, le parti chiite faisant partie de l'axe iranien."
Les milieux du bloc du Futur ont pour leur part assuré à an-Nahar que Hassan Nasrallah est en train d'agir comme si le peuple n'a aucune mémoire de la guerre ou de l'après-guerre (de juillet 2006). "La vérité est que c'est l'Etat qui a reconstruit son infrastructure et ses bâtiments", ont-il ajouté. Selon eux, l'Etat a dévoilé les faits et chiffres relatifs à ce dossier, alors que Hassan Nasrallah ne l'a pas fait.
Ils n'ont néanmoins pas nié le rôle joué par l'Iran dans le processus de reconstruction, affirmant que la compagnie "Waad" a supervisé le projet après avoir bénéficié du soutien du gouvernement, du peuple et des Fonds arabes. "Ceux qui ont causé la destruction prétendent aujourd'hui avoir mené la reconstruction", ont martelé les milieux du bloc du Futur.
Le secrétaire général du Hezbollah a estimé, vendredi, que l’échéance (des législatives) est suffisamment importante pour mériter un dialogue sérieux et pour que les parties libanaises prennent le temps de s’écouter les unes les autres. Tout en précisant que son parti et Amal conservent leur part, quelle que soit la formule adoptée, il a précisé qu’avec ses alliés, il préfère le scrutin proportionnel avec de grandes circonscriptions pour...


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