Le président Michel Sleiman a pris contact avec son homologue syrien, Bachar el-Assad, pour condamner ces actes, estimant que ceux-ci « ne représentent pas un moyen valable pour atteindre la démocratie ». Le chef de l’État a recommandé « le dialogue pour discuter calmement et raisonnablement des moyens civilisés permettant un passage vers la démocratie, dans un climat d’entente pacifique qui place l’intérêt de la Syrie et de son peuple au-dessus de toute autre considération ».
Dans un communiqué, le chef du gouvernement, Nagib Mikati, s’est dit consterné par la mort de victimes innocentes dans les deux explosions, avant de dénoncer « le recours à la violence qui n’a jamais permis de régler un problème ».
Le Parti socialiste progressiste, qui s’est dit aussi attristé par la vague meurtrière qui a soufflé sur la capitale syrienne, a jugé dans un communiqué qu’« une solution politique sérieuse et radicale représente la voie vers la fin de la violence, de la mort et de l’oppression ».
« C’est ça le printemps arabe que souhaitent Washington et ses alliés arabes », s’est indigné le Hezbollah dans un communiqué. Le parti chiite a estimé que « des crimes pareils reflètent la faillite et le désespoir de leurs auteurs qui se trouvent incapables d’ébranler la volonté syrienne ». Le Hezbollah a invité la communauté internationale à stigmatiser les deux attentats, soulignant la responsabilité de l’ONU, « représentée sur place par des observateurs, et qui se doit de prendre des mesures radicales afin de frapper les criminels ». Il a ensuite exprimé son appui au régime et au peuple syriens « dans leur quête d’une réforme véritable, issue de la volonté populaire ».
L’ambassade américaine
Plusieurs autres personnalités du 8 Mars ont aussi réprouvé les deux attentats, également condamnés par l’ambassade des États-Unis à Beyrouth. Celle-ci a dénoncé jeudi un acte « répréhensible » après le double attentat qui a fait 55 morts jeudi à Damas. « Les États-Unis condamnent dans les termes les plus vifs les attentats commis aujourd’hui à Damas », a-t-elle dit sur son compte Twitter.
« Viser et tuer des civils est répréhensible et inacceptable quel que soit le contexte. (...) Nous continuons à inviter le régime syrien à appliquer immédiatement et sans réserve le plan Annan », a ajouté l’ambassade, évoquant l’accord en six points conclu par l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan.


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Prière lire : NAB3IL A7LAM ! Merci.
08 h 32, le 12 mai 2012