Réuni comme chaque mardi sous l’égide de son chef, Fouad Siniora, le bloc du Futur a consacré la teneur de son communiqué essentiellement à deux thèmes, le quatrième anniversaire des événements du 7 mai 2008 (le coup de force du Hezbollah à Beyrouth-Ouest) et la question financière.
Sur le premier sujet, le bloc réaffirme que ce qui s’était passé il y a quatre ans était « un crime commis par le Hezbollah » et que, depuis cette date, le Liban « est entré dans une phase différente de celle qui l’avait précédée ». « L’arsenal (du Hezbollah) et son impact y ont été utilisés et continuent de l’être pour terroriser les Libanais et leur imposer une hégémonie politique, sociale et économique », ajoute le communiqué.
« Cet état de fait a débouché sur le retrait de la légitimité nationale de cet arsenal », souligne le bloc, estimant que « la persistance du Hezbollah dans la logique de la force et du putsch armé, et dans la protection qu’il assure à des pratiques miliciennes, anarchiques et haineuses, notamment de la part de ses alliés au sein du courant aouniste, contribue à diminuer encore davantage son crédit aux yeux des Libanais ».
Sur le deuxième point, le bloc constate « la poursuite de l’état de confusion et de recul qui prévaut actuellement dans le pays et qui touche son économie du fait de l’incapacité du gouvernement à s’acquitter du plus élémentaire de ses devoirs, la mise au point du budget 2012 ».
Le texte appelle le cabinet à « agir rapidement pour entériner un projet de loi autorisant les dépenses supplémentaires de manière à couvrir la première moitié de l’année en cours, en parallèle avec la préparation et l’adoption du budget 2012 ».
« La persistance du retard dans cette affaire, du fait de la confusion ambiante, de l’embouteillage de propositions de solutions non légales en provenance de membres du gouvernement, des tiraillements sur les prérogatives et de la tendance à s’enrichir sur le dos du peuple libanais, a des répercussions négatives sur l’état du pays et le niveau de vie des Libanais », poursuit le bloc du Futur.
Selon lui, « cette anarchie et les politiques nulles mises en œuvre sont devenues inquiétantes pour la société et tendent à prouver l’incapacité de ce gouvernement et des forces qui le dominent à offrir un modèle d’exercice du pouvoir acceptable, même dans des conditions minimales ».


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