Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Que voulons-nous au juste ?

Par George SABAT
Pourquoi persistons-nous à compliquer tous les jours au Liban un problème que nous aurions dû nous engager à résoudre dès le tout premier jour de notre indépendance ?
Dans ce pays de 10 452 kilomètres carrés et de quatre millions et demi d’habitants (ou à peu près, car nul n’en a recensé le nombre exact depuis 1932), que voulons-nous au juste ?
Telle est la question primordiale que nous devrions nous poser d’emblée si nous désirons sincèrement découvrir les remèdes dont nous avons besoin pour soigner nos maux actuels.
Cette réponse ne doit pas nous être suggérée par certains penseurs, certains experts prétendant tout connaître, certains faux leaders d’opinion qui se vanteraient de pouvoir influencer les masses, quelques zaïms ou quelques dirigeants de mouvements politiques ou politico-religieux qui s’arrogent, à tort, le droit de parler au nom de la nation. Non, la réponse devrait provenir directement du peuple libanais dans toutes ses composantes.
Pourquoi les Libanais n’ont-ils jamais envisagé, depuis l’indépendance, l’alternative d’un référendum populaire concernant ce sujet en particulier ? Pourtant, c’est à travers un tel exercice, conduit librement, sans pressions physiques ou financières, que le peuple serait amené à faire état de ses désirs, de ses ambitions et de ses rêves.
Au lieu de quoi ils ont préféré s’entredéchirer à travers deux guerres civiles et subir une occupation étrangère qui a duré deux décennies, plutôt que de se rassembler librement et se poser cette unique et incontournable question : que voulons-nous au juste ?
Seule une authentique consultation populaire, librement menée et minutieusement évaluée, permettrait de révéler nos véritable besoins et, par voie de conséquence, les mesures qu’il faudrait adopter pour parvenir à les combler.
C’est uniquement après avoir obtenu cette réponse que nous serons à même de découvrir le chemin qui devrait nous mener vers un avenir meilleur.
Il serait contre-productif de décrire ou de suggérer, même indirectement, aux Libanais ce à quoi ils devraient aspirer. Il faudrait leur laisser un libre choix en la matière. Tout au plus pourrait-on leur recommander de ne présenter que dix suggestions au maximum. C’est uniquement après avoir enregistré les résultats de ce scrutin et les avoir minutieusement analysés et évalués en toute objectivité que nous serions à même de découvrir ce que veut réellement le citoyen libanais.
À la lumière des résultats d’une telle consultation, nous pourrions ultérieurement établir un plan national dont l’objectif primordial serait de réaliser les réelles espérances de la population.
N’est-ce pas là, après tout, l’ultime objectif de tout système démocratique authentique ?
Pourquoi persistons-nous à compliquer tous les jours au Liban un problème que nous aurions dû nous engager à résoudre dès le tout premier jour de notre indépendance ? Dans ce pays de 10 452 kilomètres carrés et de quatre millions et demi d’habitants (ou à peu près, car nul n’en a recensé le nombre exact depuis 1932), que voulons-nous au juste ? Telle est la question primordiale que nous devrions nous poser d’emblée si nous désirons sincèrement découvrir les remèdes dont nous avons besoin pour soigner nos maux actuels.Cette réponse ne doit pas nous être suggérée par certains penseurs, certains experts prétendant tout connaître, certains faux leaders d’opinion qui se vanteraient de pouvoir influencer les masses, quelques zaïms ou quelques dirigeants de mouvements politiques ou politico-religieux qui...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut