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À La Une - Revue De Presse

Sarkozy s’en va, Poutine revient : heureuse coïncidence pour la Syrie

"Ces faits confirment la justesse de la cause syrienne", affirme Al-Baas, journal du parti au pouvoir.

A Qoussayr (à une quinzaine de kilomètres de Homs), des Syriens opposés au régime de Bachar el-Assad regardent un âne piétiner une photo du président syrien, le 7 mai 2012. AFP/STR

La presse syrienne souligne mardi l'heureuse coïncidence pour le régime entre l'arrivée à la magistrature suprême russe de Vladimir Poutine, la défaite du président français Nicolas Sarkozy et la "participation massive" aux élections législatives, lundi, dans le pays.

 

"Le 7 mai marque un tournant international qui va dans le sens du combat mené par les Syriens pour défendre leur avenir. Les deux événements les plus marquants sont l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine qui oeuvre pour renforcer la position de la Russie comme une force internationale incontournable et l'immense défaite de Nicolas Sarkozy à cause de sa politique de show off et de son orgueil", affirme le quotidien Al-Baas, journal du parti au pouvoir.

 

La Russie a montré un soutien indéfectible au président Bachar el-Assad alors qu'à l'inverse, le chef de l'Etat français a été à la pointe des actions diplomatiques pour le faire partir.

 

"Ces faits confirment la justesse de la cause syrienne", ajoute le journal qui souligne que "des millions de Syriens ont adressé lundi un message clair : la grande majorité du peuple soutient les réformes entreprises par le président et tient à poursuivre la construction d'une Syrie moderne et démocratique".

 

Les législatives se sont tenues lundi en Syrie malgré le contexte de violences (25 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) lundi), le régime espérant se donner une certaine crédibilité grâce à ce scrutin boycotté par l'opposition et dénoncé par l'ONU, les Etats-Unis et la France.

Alors que la télévision officielle montrait des électeurs déposant leur bulletin de vote dans plusieurs régions du pays, des militants évoquaient un boycott du scrutin dans les zones rebelles.

 

"Organiser des élections législatives dans ce genre d'atmosphère frise le ridicule", a commenté lundi le porte-parole du département d'Etat américain Mark Toner. Pour la France, ces élections "s'apparentent à une farce sinistre", tandis que Pékin, qui comme la Russie soutient Damas, a espéré que le scrutin aiderait "à promouvoir le processus de réformes en Syrie". L'opposition syrienne a, pour sa part, dénoncé des tentatives du régime d'acquérir une légitimité à travers ce scrutin qualifié d'"absurde".

 

Mais pour le quotidien gouvernemental As-Saoura, "hier (lundi) marquait pour les Syriens le point de départ de l'application de la réforme. Les élections tournent la dernière page de la crise dont certaines parties et des pays ont cherché à tirer profit".

 

La Syrie connaît depuis bientôt 14 mois une contestation d'une ampleur inédite contre le régime et sa répression a fait plus de 11.100 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

Pour le quotidien privé Al Watan, proche du pouvoir, qui estime que la participation aux législatives tourne autour de 60%, "les Syriens par millions ont défié le terrorisme et ont élu leurs représentants au Conseil du Peuple". "Malgré les menaces et les opérations terroristes qui ont visé toutes les villes ces derniers mois, les Syriens ont participé hier par millions aux premières législatives depuis la réforme de la Constitution".

Selon le journal, la situation était tendue à Idleb (nord-ouest) où il y a eu sept explosions et des groupes armés ont interdit aux citoyens de sortir ou d'entrer dans la ville. "C'est pour cette raison que la participation a été limitée à quelques quartiers de la ville et quelques villages de la province".

"A Hama (centre), la situation était également tendue et les habitants de Khader et de quelques quartiers chauds ont boycotté les élections. Dans la province de Deraa (sud), cela différait d'une localité à l'autre", précise le journal.

 

Reportage

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La presse syrienne souligne mardi l'heureuse coïncidence pour le régime entre l'arrivée à la magistrature suprême russe de Vladimir Poutine, la défaite du président français Nicolas Sarkozy et la "participation massive" aux élections législatives, lundi, dans le pays.
 
"Le 7 mai marque un tournant international qui va dans le sens du combat mené par les Syriens pour défendre leur avenir. Les deux événements les plus marquants sont l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine qui oeuvre pour renforcer la position de la Russie comme une force internationale incontournable et l'immense défaite de Nicolas Sarkozy à cause de sa politique de show off et de son orgueil", affirme le quotidien Al-Baas, journal du parti au pouvoir.
 
La Russie a montré un soutien indéfectible au président Bachar el-Assad alors qu'à l'inverse,...
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