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Nos lecteurs ont la parole

Qui me répondra ?

Par Anitta HANNA
Mon cas n’est certainement pas unique au Liban, et pourrait être celui de tant d’autres citoyens libanais amenés à faire appel à des employés de maison venus de divers continents, notamment d’Afrique ou d’Asie, et désirant travailler dans notre pays en vue de gagner leur vie et de subvenir aux besoins de leurs familles.
Il est vrai que les formalités qu’entraîne leur emploi, et qui ne sont pas minimes, occasionnent de grandes dépenses.
Il reste pourtant un grand point d’interrogation, celui de la garantie bancaire de 1 500 000 livres libanaises présentée par l’employeur au ministère du Travail et qui ne lui est restituée que lorsque son employé aura quitté le territoire libanais.
De prime abord, cela paraît logique, mais est-ce toujours applicable ?
Je me permets de relater,sans m’attarder, l’expérience que je vis depuis plus d’un an.
Une jeune Burkinabée, que ses anciens employeurs ne voulaient plus garder pour une raison que j’ignorais au départ, m’a été confiée par un bureau en charge de ce genre d’emploi.
Toutes les formalités nécessaires ont été effectuées à mon niveau, y compris la présentation d’une garantie bancaire en faveur du
ministère.
Deux mois plus tard, m’étant rendu compte que mon employée faisait main basse sur plusieurs objets, j’ai été acculée à la faire remplacer par une autre.
Évidemment, une seconde garantie bancaire a été émise, sans pour autant que me soit restituée la première. Me voilà donc garante de deux personnes.
N’ayant plus aucun moyen de contact avec le bureau de recrutement – qui ne répond plus à mes appels téléphoniques –, je me trouve dans l’impossibilité de connaître le sort de la Burkinabée, et de savoir si elle a quitté le territoire libanais.
Pourquoi dois-je répondre des actes de quelqu’un qui n’est plus sous ma responsabilité ?
J’ai donc porté plainte auprès du ministère le 21 novembre 2011, et me suis vu attribuer un récépissé portant un numéro d’enregistrement de ma déposition. Je conserve précieusement ce document et j’attends impatiemment de connaître la suite qui lui est réservée.
Mon cas n’est certainement pas unique au Liban, et pourrait être celui de tant d’autres citoyens libanais amenés à faire appel à des employés de maison venus de divers continents, notamment d’Afrique ou d’Asie, et désirant travailler dans notre pays en vue de gagner leur vie et de subvenir aux besoins de leurs familles.Il est vrai que les formalités qu’entraîne leur emploi, et qui ne sont pas minimes, occasionnent de grandes dépenses.Il reste pourtant un grand point d’interrogation, celui de la garantie bancaire de 1 500 000 livres libanaises présentée par l’employeur au ministère du Travail et qui ne lui est restituée que lorsque son employé aura quitté le territoire libanais.De prime abord, cela paraît logique, mais est-ce toujours applicable ? Je me permets de relater,sans m’attarder, l’expérience...
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