Dans son communiqué publié hier, le parti Kataëb s’est élevé contre la réaction du chef du CPL et du ministre de l’Énergie, rappelant que les propos de Samy Gemayel ont été tenus dans l’hémicycle « non pas en son nom personnel, mais au nom des électeurs qui lui ont accordé un mandat ». « Mais il semble que le fait de mener à bien sa mission (de député) est devenu au Liban une démarche suspecte, relève le communiqué Kataëb. Si la liberté d’expression n’est plus possible dans le cadre du Parlement, c’est qu’il faudrait faire une croix sur la démocratie. »
Le communiqué Kataëb a par ailleurs stigmatisé le niveau « déplorable » des réponses du chef du CPL et du ministre Bassil. « Pourquoi les réponses exprimées lors de conférences de presse (de Aoun et Bassil) ne pourraient-elles pas être du niveau des propos tenus au Parlement, au lieu d’avoir recours à des termes injurieux, dont les Libanais pourraient se passer, et au lieu de qualifier les députés de voyous ? souligne le communiqué. Quant au ministre Bassil, la riposte à sa ligne de conduite s’est déjà manifestée dans les urnes, dans sa propre ville (à Batroun, lors des élections de 2009). Son crédit ne cesse de fondre avec chaque échec qu’il subit au sein du gouvernement et à la lumière des propos déplacés qu’il tient à l’égard des ministres ou des députés. » Le communiqué s’étonne en outre du fait que la riposte de M. Bassil ait visé personnellement Samy Gemayel « qui a été l’un de ceux qui se sont abstenus de tenir des propos blessants à l’égard de ses collègues députés, par respect pour eux et pour les Libanais ». Et le communiqué Kataëb de souligner que la nature de la réponse de M. Bassil signifie que M. Gemayel « a mis le doigt sur la plaie ».
En ce qui concerne par ailleurs la gestion du ministre de l’Énergie, le parti Kataëb rappelle la teneur de l’intervention de Samy Gemayel lors du débat à la Chambre, soulignant notamment que les prix du pétrole ont baissé depuis avril 2011 alors que le prix des carburants a augmenté, parallèlement, au Liban. « L’indice WTI a reculé de 5 pour cent entre avril 2011 et avril 2012, souligne le communiqué Kataëb. M. Bassil répond en indiquant que l’indice WTI n’est pas le seul paramètre à prendre en considération (pour expliquer la hausse du prix des carburants au Liban) et qu’il faut se baser aussi sur l’indice du Brent. Or le prix du Brent a également baissé de 4,9 pour cent au cours de la période considérée. Compte tenu de ces faits, les Libanais ne sont-ils pas en droit de s’interroger sur les raisons de la hausse injustifiée du prix des carburants dans leur pays ? »
En conclusion, le communiqué Kataëb souligne que de nombreux points d’interrogation planent sur la gestion de M. Bassil aussi bien au niveau du ministère de l’Énergie que du ministère des Télécommunications lorsqu’il était en charge de ce département.


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C'est qu'ils en ont assez d'entendre des polichinneries tous les jours.
03 h 14, le 05 mai 2012