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Économie - Notation

Erdogan critique S&P qui a abaissé la perspective de la Turquie

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a critiqué hier l’agence de notation financière Standard & Poor’s (S&P) qui a abaissé la perspective de la note de la Turquie, évoquant une discrimination. « J’ai trouvé cette décision très étrange (...) Personne n’est dupe et surtout pas Tayyip Erdogan », a-t-il dit lors d’un discours télévisé à Istanbul. S&P a annoncé mardi qu’elle abaissait de « positive » à « stable », la perspective de la note de la dette long terme de la Turquie en raison d’une possible dégradation de sa balance commerciale. « S&P abaissé de positive à stable la note de la Turquie (....) mais relève par contre la note de la Grèce. C’est absurde, il s’agit d’une attitude totalement idéologique », a-t-il martelé, louant la bonne santé économique de la Turquie qu’il dirige depuis 2002 à la tête du parti issu de la mouvance islamiste de la Justice et du Développement (AKP). Il a en outre menacé de « ne plus reconnaître S&P comme une institution » crédible d’évaluation financière. « Il y a une Turquie qui enregistre une croissance de 8,5 %, après la Chine, et vous, vous donnez une telle note à la Turquie, personne n’est dupe », a-t-il ajouté.
Son ministre des Finances, Mehmet Simsek, a pour sa part critiqué l’agence pour avoir recouru à des données dépassées dans son rapport, selon l’agence Anatolie. S&P a considéré que le pays est dépendant des financements extérieurs pour alimenter sa croissance. La forte croissance des dernières années, que S&P estime supérieure à 8 % par an, « a été surtout alimentée par une expansion rapide du crédit intérieur, financé principalement par des emprunts extérieurs à court terme auprès des banques ». Une autre agence de notation financière, Fitch, avait aussi annoncé en novembre avoir révisé ses perspectives pour la note de la Turquie de « positives » à « stables » en raison de « risques à court terme » pour la stabilité du pays.
Les prix à la consommation ont connu une hausse notable depuis l’an dernier en Turquie (11,14 % en glissement annuel en avril 2012) sous la poussée d’une croissance économique vigoureuse de 8,5 % pour l’année 2011.
(Source : AFP)
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a critiqué hier l’agence de notation financière Standard & Poor’s (S&P) qui a abaissé la perspective de la note de la Turquie, évoquant une discrimination. « J’ai trouvé cette décision très étrange (...) Personne n’est dupe et surtout pas Tayyip Erdogan », a-t-il dit lors d’un discours télévisé à Istanbul. S&P a annoncé mardi qu’elle abaissait de « positive » à « stable », la perspective de la note de la dette long terme de la Turquie en raison d’une possible dégradation de sa balance commerciale. « S&P abaissé de positive à stable la note de la Turquie (....) mais relève par contre la note de la Grèce. C’est absurde, il s’agit d’une attitude totalement idéologique », a-t-il martelé, louant la bonne santé économique...
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