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Économie - Social

Un 1er Mai placé sous le signe de l’austérité

Sous le signe de l’austérité et sur fond de crise du modèle social européen, les traditionnels défilés ont marqué le 1er Mai en Europe et dans le reste du monde.
En Espagne, plus de 100 000 manifestants ont ainsi défilé dans 80 villes, dans un pays marqué par la crise, des coupes budgétaires sans précédent et une réforme du travail introduite par le gouvernement conservateur pour tenter de réduire un taux de chômage record. Malgré la réforme, l’Espagne a pulvérisé vendredi dernier un nouveau record de chômage dans les pays industrialisés, avec un actif sur quatre (24,4 %) sans emploi.
Des milliers de personnes ont également défilé à Lisbonne et dans plusieurs autres villes du Portugal avec pour mot d’ordre la lutte pour l’emploi et contre l’appauvrissement du pays, actuellement sous assistance financière.
En Grèce, frappée par une politique de rigueur encore plus sévère, des milliers de personnes ont participé aux manifestations à Athènes et dans d’autres villes. Ces défilés interviennent à cinq jours des élections législatives du 6 mai, dont le résultat est incertain.
En France, le cortège réuni dans la capitale à l’appel des syndicats a rassemblé 48 000 personnes, selon la police, qui a estimé qu’un total de 316 000 personnes avaient participé aux défilés syndicaux dans toute la France. Selon le syndicat CGT, elles étaient 250 000 à manifester à Paris et 750 000 dans toute la France. Les socialistes belges francophones ont fêté le 1er mai les regards rivés vers le second tour de la présidentielle française, dont ils espèrent qu’il marquera « un tournant pour l’Europe » en portant François Hollande au pouvoir.
En Suisse, les manifestations du 1er mai, dont la partie officielle s’est déroulée dans le calme, ont donné lieu à de violents affrontements à Zurich entre des jeunes gens et la police. En Italie, les trois grands syndicats ont organisé à Rome un grand concert après avoir participé à des manifestations, notamment à Rieti, près de la capitale, pour demander au gouvernement d’aider davantage les jeunes face à la crise. Plus de 300 000 jeunes étaient rassemblés pour ce spectacle.
À Istanbul, des dizaines de milliers de manifestants ont eux convergé vers la place Taksim où des dizaines de personnes avaient été tuées il y a 35 ans. Un groupe d’une centaine de personnes, la plupart cagoulées, ont brisé les vitres de plusieurs succursales de banques et de magasins dans le quartier de Mecidiyeköy, situé à quelques kilomètres de la vaste esplanade. À Tunceli, une province majoritairement kurde, la manifestation du 1er mai a également dégénéré en heurts, a rapporté l’agence de presse Anatolie.
Plus de 20 000 Tunisiens ont par ailleurs manifesté dans le centre de Tunis, à l’appel des syndicats, pour l’emploi, la justice sociale et l’unité nationale.
Aux États-Unis, plusieurs centaines de manifestants ont dénoncé à New York les inégalités sociales à l’appel du mouvement Occupy. Des manifestations ont eu lieu dans des dizaines d’autres villes américaines.
À Cuba, le président Raul Castro a présidé un gigantesque défilé à La Havane, aux côtés de près de 2 000 invités étrangers. Au Venezuela, la durée légale maximum du travail est passée de 44 à 40 heures hebdomadaires, selon une loi « historique » ratifiée par le président Hugo Chavez à l’occasion du 1er Mai. Au Chili, les défilés se sont terminés par des incidents graves à Santiago et mineurs dans d’autres villes du pays, avec des affrontements entre des manifestants masqués et la police.

(Source : AFP)
Sous le signe de l’austérité et sur fond de crise du modèle social européen, les traditionnels défilés ont marqué le 1er Mai en Europe et dans le reste du monde.En Espagne, plus de 100 000 manifestants ont ainsi défilé dans 80 villes, dans un pays marqué par la crise, des coupes budgétaires sans précédent et une réforme du travail introduite par le gouvernement conservateur pour tenter de réduire un taux de chômage record. Malgré la réforme, l’Espagne a pulvérisé vendredi dernier un nouveau record de chômage dans les pays industrialisés, avec un actif sur quatre (24,4 %) sans emploi.Des milliers de personnes ont également défilé à Lisbonne et dans plusieurs autres villes du Portugal avec pour mot d’ordre la lutte pour l’emploi et contre l’appauvrissement du pays, actuellement sous assistance...
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